LES ILES KERKENNAH

Situé dans le golf de Gabes, au large de Sfax, l’archipel des îles Kerkennah a une superficie de 180 km2 et comprends 7 îles dont les deux plus grandes, Chergui et Gharbi, sont habitées.

Ces îles furent appelées Kyrannis par les Grecs puis rebaptisées Cercina par les romains, qui les relièrent par une chaussée. Plates et battues par les vents, les îles Kerkennah sont cultivées par endroit (oliviers, palmiers dattiers et vigne) mais elles tirent surtout leur ressources de la mer grâce au tourisme balnéaire et à la pêche, notamment la pêche à l’éponge, surtout en été, lorsque l’eau est plus claire.

Kerkennah
Kerkennah

On y trouvera donc de nombreux pêcheurs qui, coiffés de leur inséparable chéchia, travaillent toujours selon des techniques ancestrales dont ils sont les fiers héritiers. Tout près de l’île, ils vont poser leurs gargoulettes, jarres dans lesquelles se font piéger les poulpes, ou bien ils poussent au large, pour aller pêcher dans les eaux du golf de Gabes. Ici depuis toujours, on navigue à bord de felouques et de louds, barques traditionnelles de pêche côtière à une ou deux voiles et fond plat. Loin de la vie frénétique de Sfax et Djerba, les îles Kerkennah sont un havre de paix, la destination idéale pour ceux qui voudraient passer des vacances reposantes dans un lieu ou la nature est toujours reine.

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Les portes tunisiennes

En bois naturel, rouges, vertes, jaunes mais surtout bleues, les magnifiques portes des maisons tunisiennes sont présentes partout en Tunisie avec leurs deux vantaux sous une voûte arrondie qui est parfois soutenue par des colonnes ouvragées. Elles ne peuvent laisser indifférent avec leur décoration faite de signes et de symboles. Les clous sont assemblés pour former des motifs géométriques ou « porte bonheur », tel le poisson ou la main de Fatma très souvent présents et restent le plus joli décors des rues Tunisiennes.

porte-tunisienneCe n’est pas un hasard si la porte d’entrée est traditionnellement basse, cela oblige l’invité à s’incliner et marquer ainsi son respect pour les lieux et les occupants. La coutume veut également que les portes aient trois anneaux de fer, utilisés comme « sonnette », elles permettent selon la tonalité émise de savoir qui se présente à l’entrée et par là même qui peut ainsi accueillir le visiteur.

En effet la poignée en haut à gauche destinée aux invités, aux amis ou à la famille, celle en haut à droite, est réservée au maître de maison, et enfin, la petite poignée en bas à droite est celle des enfants et de la femme
Elles nous révèlent leur mystère comme une frontières entre l’intérieur et l’extérieur, comme une ouverture vers un ailleurs,un monde meilleur, qui pourrait bien être celui que nous promet « La Porte du Paradis », porte de l’espoir en une vie éternelle.

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Sidi Bou Said

Situé à quelques kilomètres de Tunis, le village de Sidi Bou Saïd fut érigée au XIIIè siècle en hommage à Abdou Saïd, saint homme qui s’était retiré à cet endroit. Village pittoresque à souhait, Sidi Bou Saïd offre l’exemple d’une synthèse parfaite d’architectures arabe et andalouse qui lui valu d’être le séjour de peintres et d ‘écrivains tels que Colette, Flaubert et Simone de Beauvoir. Aujourd’hui, Sidi Bou Said attire les touristes qui aiment à se perdre dans ses ruelles étroites et tortueuses qui gravissent la colline dans une alchimie magique de couleurs et de parfums.

Sidi Bou Said
Sidi Bou Said

Les couleurs : rien d’autre que le blanc aveuglant des murs et le célèbre bleu des portes et des fenêtres des maison traditionnelles qui, à l’étage portent en saillie des balcons clos en bois sculpté à jour : les moucharabieh qui permettaient aux femmes de voir sans être vues.

Les parfums : le jasmin qui fin mai commence à embaumer l’air des ruelles où triomphent les bougainvilliers qui incendient les murs de leurs cascades flamboyantes.

Personne ne quitte le village sans s’être assis à la table de l’un de ses incontournables cafés Tunisiens : le café des Nattes, si souvent immortalisé en peinture et en photos et le café Sidi Chébaâne d’ou l’on profite, en terrasse, d’une vue imprenable sur le golf de Tunis.

Le café des Nattes

Café Sidi-Bou-Said

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Matmata

Matmata un lieux a découvrir lors de vos vacances dans le sud Tunisien.

Matmata est un site surprenant ou l’essentiel de l’habitat est enfoui sous terre, creusé dans des roches tendres ce qui permettait d’augmenter les pièces au fur et à mesure que la famille s’agrandissait. Le site parsemé ça et là de minuscules touffes de palmiers et de quelques bâtiments construits en dur, troué d’excavations habitées, a un aspect lunaire.

C’est Matmata où, selon un proverbe, « les vivants vivent sous les morts ». Par un tunnel, on accède à une cour en forme de puits circulaire, sur laquelle ouvrent les dépendances et, sur un ou deux niveaux, les chambres creusées latéralement.

La maison matmatienne est creusée en profondeur : les pièces sont isothermes, chaudes en hiver et fraîches l’ été. Le mobilier traditionnel est constitué de sculptures en plâtre montées sur des hampes de palme.

Dans ces intérieurs feutrés, les femmes passent des heures devant leur métier à tisser vertical d’apparence rudimentaire, mais elles excellent dans le tissage de splendides drapé et de châles de laine teints, ou tissés de motifs géométriques.