Les dix Nobel de la paix les plus marquants

A posté une image

1901 – Jean Henri Dunant. Le comité norvégien décerne son premier Nobel de la paix au fondateur suisse de la Croix Rouge et initiateur de la Convention de Genève. Dunant reçoit le prix conjointement avec Fréderic Passy, créateur de la première société française pour la paix. A trois reprises, en 1917, 1944 et 1963, le comité international de la Croix Rouge récoltera le Nobel de la paix. C’est le seul lauréat, avec le haut commissariat pour les réfugiés de l’ONU, à avoir été primé plusieurs fois.

A posté une image

1964 – Martin Luther King. Le pasteur baptiste noir américain, apôtre de la non-violence, revendique l’égalité des droits et l’amélioration des conditions de vie des Noirs. Il organise notamment de vastes rassemblements pacifistes. Le plus célèbre a lieu en 1963 à Washington, Luther King y prononce son fameux discours « I have a dream ». Ses actions portent leurs fruits. Une loi sur les droits civiques abolissant la ségrégation raciale dans les écoles et dans le monde du travail est promulguée. Luther King est assassiné, à 39 ans en avril 1968, par un repris de justice blanc sur le balcon du Lorraine Motel à Memphis.

A posté une image

1973 – Henry Kissinger et Lê Duc Tho. Le secrétaire d’Etat américain et le délégué nord-vietnamien sont honorés pour les accords de Paris (photo) qui tentent de mettre fin à la guerre du Vietnam et consacrent le retrait des troupes américaines. La récompense fait scandale, deux membres du comité démissionnent. Kissinger n’est qu’un récent partisan de la paix au Vietnam. Lê Duc Tho, qui prépare l’offensive contre le Sud, refuse le prix :« la paix n’a pas été réellement rétablie au Vietnam ». Le cessez-le-feu est rapidement violé. Les communistes du Nord et l’armée Sud-Vietnamienne continueront à s’affronter jusqu’à la défaite du Sud, en 1975.

A posté une image

1979 – Mère Teresa. La religieuse d’origine macédonienne entre comme novice chez les sœurs de Lorette en 1928, à 18 ans. L’année suivante elle est envoyée en Inde, à Calcutta où elle enseigne pendant 20 ans. Elle y découvre la grande pauvreté. Sans fonds, elle ouvre sa première école en plein air dans les bidonvilles et vit parmi les plus pauvres. En 1950 elle fonde l’ordre des Missionnaires de la charité pour venir en aide aux déshérités. Décédée en 1997, elle a été béatifiée en 2003. Le Vatican a retenu la guérison « miraculeuse » d’une Indienne atteinte d’un cancer. La proclamation de sa sainteté est maintenant suspendue à la reconnaissance d’un nouveau miracle.

A posté une image

1989 – Le Dalai lama. Le comité norvégien distingue son combat non violent pour l’autonomie du Tibet. «Sa Sainteté» s’est enfui de cette province chinoise en mars 1959 après l’échec d’un soulèvement contre Pékin et vit depuis en exil en Inde. Pragmatique, il a renoncé à l’indépendance et réclame une large «autonomie culturelle». S’il reste une des bêtes noires de la Chine, son autorité commence à être contestée par une jeune garde d’exilés radicaux et indépendantistes. Confronté au printemps dernier au plus grand mouvement tibétain en deux décennies, il a dû maintes fois menacer de quitter ses fonctions de «chef d’Etat» en exil, si la situation «évoluait hors de tout contrôle».

A posté une image

1990 – Mikhaïl Gorbatchev. Sept ans après avoir distingué le dissident et futur président polonais Lech Walesa, le comité norvégien honore le président de l’URSS pour son rôle dans la fin de la Guerre froide. Sous l’égide du père de la perestroïka, le rideau de fer s’ouvre et le mur de Berlin tombe en 1989 sans violence. Adulé par l’Occident, sa popularité s’effondre en Russie. En août 1991, il échappe de justesse à un coup d’Etat. Peu après plusieurs républiques de l’URSS proclament leur indépendance. Confronté à la montée en puissance d’Eltsine et à la dislocation de l’URSS, Gorbatchev démissionne le 25 décembre 1991. Il tente de revenir en politique lors de l’élection présidentielle de 1996 mais c’est un échec cuisant. Il ne recueille que 0,5% des suffrages.

A posté une image

1991 – Aung San Suu Kyi. L’opposante à la junte birmane est honorée pour son combat non violent pour la démocratie et les droits de l’homme. Fille du héros assassiné de l’indépendance birmane, le général Aung San, la dissidente a passé 14 de ses 20 dernières années assignée en résidence. C’est la seule lauréate à être privée de liberté. Alors que son assignation devait bientôt prendre fin, elle est de nouveau condamnée en août 2009 à 18 mois de résidence surveillée supplémentaires pour avoir, selon la junte, hébergé illégalement un Américain.

A posté une image

1993 – Nelson Mandela et Frederik de Klerk. Le leader du Congrès national africain, qui a passé 27 ans de sa vie dans les prisons d’Afrique du Sud, et le président afrikaner de l’époque sont récompensés pour avoir mis fin pacifiquement à l’apartheid. Nelson Mandela devient en 1994 le premier président noir d’Afrique du Sud. Dans les années 60, il était partisan de la lutte armée mais prône,dès sa libération en 1990, la réconciliation entre Blancs et Noirs. Mandela quitte le pouvoir en 1999 et fonde plusieurs ONG pour combattre les ravages du Sida et de la pauvreté. De son côté, Frederik de Klerk, dernier chef d’Etat de l’ère de l’Apartheid, devient de 1994 à 1996 un des co-présidents de Mandela, avant de se retirer progressivement de la vie politique.
Sur la photo, entre les deux hommes, on distingue Desmond Tutu. L’archevêque sud-africain, qui a mené campagne pour l’abolition de l’apartheid, a lui-même reçu le Nobel en 84.

A posté une image

1994 – Yasser Arafat [président de l’autorité palestinienne], Shimon Peres [ministre israélien des Affaires étrangères] et Yitzhak Rabin [premier ministre israélien]. Le Nobel récompense les signataires des accords de paix d’Oslo de 1993 pour le Proche-Orient. Le palmarès créé la polémique. Arafat, qui dirige l’Organisation de la libération de la Palestine, a approuvé le terrorisme jusqu’en 1988. Très vite l’espoir engendré par Oslo se brise. En 1995, Rabin est abattu par un étudiant sioniste extrémiste. Les obstacles au processus de paix ne cesseront dès lors de se multiplier. Arafat, impuissant à contrôler la seconde intifada, est lâché par Washington. Il meurt en 2004. Shimon Peres est lui devenu le président d’Israël en 2007 mais le processus de paix, au point mort, reste à relancer

A posté une image

2002 – Jimmy Carter. L’ex président américain (1976-1980) est honoré pour ses efforts en faveur d’une résolution pacifique des conflits. A la Maison-Blanche, le démocrate a joué un rôle clé dans la signature des accords de Camp David entre Israël et l’Egypte, en 1978. Président au bilan controversé, Jimmy Carter redore son blason après son départ du pouvoir. Ses dons de médiateur et sa fondation ont été sollicités pour des missions en Bosnie, au Soudan, en Corée du Nord, à Haïti. L’octogénaire, qui est un âpre défenseur des droits de l’homme, lutte aussi contre la famine et les maladies tropicales. Dernièrement Jimmy Carter a entrepris des discussions avec le mouvement palestinien du Hamas. C’est le troisième président américain à être nobélisé après Théodore Roosevelt en 1906 et Woodrow Wilson en 1919.

Voir l’article complet sur le Forum

forum

Forum TunisieChat Tunisien

01/10/1985 ,24 ans après l’agression contre notre pays…

J’avais 8 ans à cette époque et je m’en souviens quand même de cet évènement qui a ébranlé et surpris notre société à l’époque.
Le 1er octobre, l’aviation sioniste israélienne – 8 mirages volant à bassealtitude- bombardait le quartier général de l’OLP à Hammam Lif, à 35 kmau sud de Tunis et à 2,400 km de ses bases, manquant de peu le chef del’organisation Yasser Arafat et faisant 73 morts et de nombreux blessés.

Voici quelques déclarations internationales après cette agression :

Position officielle de l’ONU Conseil de sécurité Résolution 573 (1985) Le Conseil de sécurité Ayantexaminé la lettre en date du 1er octobre 1985, par laquelle la Tunisiea porté plainte contre Israël à la suite de l’acte d’agression commispar ce dernier contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de laTunisie Ayant entendu la déclaration du ministre des affaires étrangères de la Tunisie, Ayantnoté avec préoccupation que l’attaque israélienne a causé de nombreusespertes en vies humaines et des dégâts matériels considérables. Considérantque, aux termes du paragraphe 4 de l’article 2 de la Charte des NationsUnies, les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leursrelations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de laforce, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politiquede tout Etat, soit d’agir de toute autre manière incompatible avec lesbuts des Nations Unies, Gravementpréoccupé par la menace à la paix et à la sécurité dans la régionméditerranéenne causée par l’attaque aérienne perpétrée le 1er octobre1985 par Israël dans la zone d’Hammam Plage, dans la banlieue sud deTunis, Appelantl’attention sur les graves conséquences que l’agression menée parIsraël et tous les actes contraires à la Charte ne peuvent manquerd’engendrer pour toute initiative ayant pour objectif l’instaurationd’une paix d’ensemble juste et durable au Moyen-Orient, Considérant que le gouvernement israélien a revendiqué la responsabilité de l’attaque dès que celle-ci s’est produite, Condamneénergiquement l’acte d’agression armée perpétrée par Israël contre leterritoire tunisien, en violation flagrante de la Charte des NationsUnies et du droit et des normes de conduite internationaux ; Exige qu’Israël s’abstienne de perpétrer de tels actes d’agression ou de menacer de le faire ; Demandeinstamment aux Etats Membres de prendre des mesures pour dissuaderIsraël de recourir à de tels actes contre la souveraineté etl’intégrité territoriale de tous les Etats ; Estimeque la Tunisie a droit à des réparations appropriées comme suite auxpertes en vies humaines et aux dégâts matériels dont elle a été victimeet dont Israël a reconnu être responsable ; Priele Secrétaire général de faire rapport au Conseil de sécurité le 30novembre 1985 au plus tard sur l’application de la présente résolution Décide de rester saisi de la question

Positions officielles des états :

L’Etat Hébreu

« Pour ce qui est de la souveraineté…, l’OLP a une baseextraterritoriale en Tunisie à partir de laquelle elle mène sesopérations de terrorisme. Nous n’avons visé que cette base et aucuneautre installation, bâtiment ou zone. Mais, à part cela, un pays nepeut prétendre à la protection de sa souveraineté lorsqu’il offresciemment une partie de son territoire à des terroristes qui vont agircontre d’autres nations, et c’est exactement ce qui s’est passé enl’occurrence. La Tunisie savait fort bien ce qui se tramait dans cettebase extraterritoriale, la planification qui s’y faisait, les missionsqui étaient lancées à partir de ce siège et l’objet de ces missions, àsavoir des attaques répétées contre mon pays et contre des civilsinnocents partout dans le monde… Aucun gouvernement ne sauraitprétendre à la protection de sa souveraineté quand il fournit de tellesinstallations, spécialement quand elles sont consacrées à des activitésdirigées contre l’Etat qui doit se protéger[…]. Si donc la question dela proportionnalité est soulevée, nous devons tenir compte nonseulement des milliers de victimes déjà tombées mais encore desmilliers d’autres victimes qui tomberont », (4 octobre 1985, S/PV.2615,§§ 193 – 194).


Tunisie

«Premièrement, ce n’est pas l’état-major militaire de l’OLP qui a étéattaqué … mais bien une zone urbaine… Quant à la prétendue Force 17, àlaquelle on a imputé l’attentat de Lanarca, elle stationneraitailleurs, de l’aveu même des officiels israéliens. […] Deuxièmement, ilest exact que la direction palestinienne bénéficie de l’hospitalité dela Tunisie…La Tunisie n’est pas devenue pour autant une base militaire,à fortiori une base terroriste. Aucun acte de terrorisme n’a étéperpétré à partir de son territoire. Aucun ressortissant tunisien n’aété impliqué. […] Troisièmement, il est pour le moins abusif d’invoquerun article de la Charte dans un sens diamétralement opposé à celui quiest indubitablement le sien. En effet, l’article 51 accorde à un Etatmembre le droit naturel de légitime défense dans le cas précis où ilest « l’objet d’une agression armée ». De quelle agression armées’agit-il en l’occurrence ? est-ce une agression armée tunisiennecontre Israël ? il est évident qu’en l’état actuel des rapports deforce, cela ne peut être qu’exclu. Mais il s’agit bien d’une agressionarmée israélienne, revendiquée officiellement par le gouvernementisraélien, contre laquelle malheureusement la Tunisie n’a d’autre moyende riposter que dans le cadre du droit que lui concède la Charte poursa légitime défense », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§ 183 à 185)

Nigeria «Le raid aérien israélien contre la Tunisie montre clairement la volontéimpulsive du gouvernement de Tel-Aviv de recourir à la force brutaledans la poursuite de ses objectifs sans se préoccuper de savoir si unetelle mesure contredit ou non les normes reconnues du comportement desEtats civilisés et si elle est ou non conforme aux principes de laCharte. Nous condamnons sans réserve les vaines tentatives dugouvernement israélien de justifier cette attaque sordide et cetteviolation des principes de la souveraineté d’un Etat en insistant surle fait que cette attaque visait non pas les Tunisiens mais le siège del’OLP», (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§ 8 – 9).

République démocratique allemande

«Comme le président de notre groupe régional, l’ambassadeur Oudovenko,l’a justement souligné hier, cette nouvelle attaque israélienne n’estqu’un maillon de plus dans la chaîne des nombreux actes d’agression etde terrorisme d’Israël et une nouvelle preuve de son mépris flagrant detoutes les normes de droit international et des principes de la Chartedes Nations Unies », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§ 21).

Yougoslavie

«On nous dit que cette attaque a été menée dans le cadre de la légitimedéfense. Il faut rappeler à notre avis que la Charte ne saurait êtreinterprétée en fonction de l’inspiration du moment ou des intérêts oudes fantaisies d’une puissance quelle qu’elle soit. Pareille logiqueconduirait à l’anarchie, car cela justifierait le recours à la force etnous ramènerait à la politique de « la force prime le droit » avectoutes les conséquences qui en découleraient pour l’indépendance detous. Je dirai une fois encore que toute agression est illégale etqu’on ne saurait accepter des concessions à cet égard pour quelquepuissance que ce soit ou introduire des règles nouvelles dans quelquerégion que ce soit.Le bombardement non provoqué de Tunis, capitale d’unEtat non aligné et épris de paix qui, depuis son accession àl’indépendance, a donné la preuve de son attachement aux principes dela coexistence pacifique, est le démenti le plus frappant apporté àl’idée selon laquelle des changements positifs seraient apportés à lapolitique d’Israël », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§ 31 à 33).

Indonésie

«Laquestion est dès lors de savoir si la communauté internationale estdisposée à s’accommoder d’une politique d’agression contre n’importequel Etat où pourraient résider des palestiniens. Ni les circonstancesni le caractère des événements ne sont contestés, pas plus que ne lesont d’ailleurs les normes de droit international et de comportementcivilisé qui ont été violées de manière flagrante», (4 octobre 1985,S/PV.2615, §§ 61 – 62).

Nicaragua

«Pouressayer de justifier cette attaque le président Reagan a déclaré queles nations avaient le droit de commettre des actes de représaillescontre les terroristes, justifiant ainsi le terrorisme d’Etat etfaisant fi du droit qu’on les peuples de décider de leur propre destinen dépit de ceux qui refusent de reconnaître les changements exigés parl’histoire et la réalité. […] Le concept de légitime défense existedepuis bien longtemps et a été dûment défini par la jurisprudence et ledroit international. Aujourd’hui, hélas pour tout le monde, quelquesavocats sans grand talent prétendent, par leurs sophismes et leursinterprétations fantasques, justifier juridiquement et moralement lesactes barbares comme ceux qui se sont produits en Tunisie en Angola etau Nicaragua», (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§ 75 – 79).

Organisation de la Conférence islamique (OCI)

«Lefaible prétexte selon lequel cette attaque n’était qu’une mesure dereprésailles en raison de l’assassinat de trois israéliens à Chypre nerésiste à aucun examen objectif. Il suffit de noter que l’OLP a déclinétoute responsabilité pour ces assassinats… Il est donc clair quel’incident de Chypre a servi de prétexte pour justifier une attaquepréméditée et planifiée contre la souveraineté d’un Etat membre afin defaire obstacle à tout progrès vers la paix au Moyen-Orient […] Le crimesioniste d’agression flagrante et non provoquée sape la base même dudroit et de la morale internationaux », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §§87 – 93).

Malte

«Enfin, aucun pays ne peut prétendre se faire justice à lui-même nijustifier de tels actes d’agression. Aucune exception aucunejustification ne saurait être acceptée. Les renseignements dont nousdisposons ne permettent pas que l’on invoque de telles excuses », (4octobre 1985, S/PV.2615, § 110).

Mauritanie

«LeConseil se réunit aujourd’hui à la demande de la Tunisie, pays frère,afin de débattre d’une agression israélienne traîtresse contre lasouveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays. La Tunisie estEtat membre indépendant, un Etat connu pour sa sagesse, son pacifismeet sa neutralité positive. La Mauritanie condamne avec la plus grandevigueur cette agression israélienne et estime qu’elle est contraire auxrègles et coutumes internationales », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §120).

Bengladesh

«L’attaque israélienne non provoquée contre un Etat Membre épris de paixet souverain ne peut se fonder sur aucune justification morale oujuridique. Elle témoigne au contraire, de l’intransigeance et del’arrogance d’Israël et de son total mépris des buts et principes de laCharte. Nous ne saurions accepter l’argument d’Israël, étayé sur sapropre conception de la légitime défense, selon lequel il a le droitd’attaquer tout Etat à tout moment», (4 octobre 1985, S/PV.2615, § 134).

Arabie saoudite

«Lemotif invoqué est un faux prétexte et les justifications avancées ontsecoué la conscience de l’humanité. Un Etat Membre a attaqué avec desappareils de guerre la terre et la population d’un autre Etat Membresous prétexte de se venger d’actes qui se sont produits dans un paystiers. Existe-t-il même dans la loi de la jungle, règle plus dangereusepour la communauté internationale ? », (4 octobre 1985, S/PV.2615, §145).

Vietnam

«Le monde entier est consterné et indigné devant le raid debombardements effectué de sang-froid et sans provocation aucune parIsraël contre un quartier populeux de Tunis, capitale de la RépubliqueTunisienne, pays indépendant et souverain, Membre de l’Organisation desNations Unies. Rien ne saurait justifier un tel acte, commis enviolation flagrante des règles du droit international et des principesde la Charte. En dépit d’une opinion lamentablement isolée etdiscordante le qualifiant de légitime défense et d’acte d’autodéfense,l’opinion internationale clairvoyante l’a, quant à elle, unanimementqualifié d’acte criminel d’agression et de terrorisme international »,(4 octobre 1985, S/PV.2615, § 175).

Canada

«Canada has been, through the years, a strong and good friend of theState of Israel and we always will be….It is precisely because of thestrength of that friendship that we feel compelled to deplore thebombing in Tunis», (déclaration du secrétaire d’Etat aux affairesétrangères au cours des débats devant la House of Commons, cité inMaureen Irish, et A.L.C. de Mestral, “Canadian Practice inInternational Law during 1985/ La pratique canadienne en matière dedroit international public en 1985”, C.Y.I.L., 1986, p. 441).

Etats-Unis

«Despite our deep and abiding friendship for the Tunisian government andpeople, my government cannot support this resolution […] We must beabsolutely explicit in identifying the real threat all civilizedpeoples are facing. That threat is terrorism… […] We, however,recognize and strongly support the principle that a state subjected tocontinuing terrorist attacks may respond with appropriate use of forceto defend against further attacks. This is an aspect of the inherentright of self-defense recognized in the United Nations Charter. Wesupport this principle regardless of attacker and regardless of victim.It is the collective responsibility of sovereign states to see thatterrorism enjoys no sanctuary, no safe heaven, and that those whopractice it have no immunity from the responses their acts warrant.Moreover, it is the responsibility of each state to take appropriatesteps to prevent persons or groups within its sovereign territory fromperpetrating such acts. In view of the number of countries in thisorganization that have suffered from the scourge of terrorism, we findit surprising that this Council has not forthrightly censured otheracts of terrorism that have resulted in violent responses. Until theworld community is prepared to resolutely face and eliminate theproblem of terrorism, the pattern of violence will continue»,(déclaration du représentant permanent des Etats-Unis auprès desNations Unies, cité in Marian Nash Leich, « Contemporary practice ofthe United States relating to International Law», A.J.I.L., 1986, vol.80 n°1, pp. 166

Voir l’article complet sur le Forum

forum

Forum TunisieChat Tunisien