Le Koweït gèle les avoirs des Ben Ali

Selon le journal koweïtien « Al-Rai », le procureur général du Koweit, Dirar Al Soussi a ordonné aux banques de son pays de geler les avoirs du président déchu Ben Ali et de son épouse Leila Trabelsi, a rapporté le journal koweïtien Al Rai.

Cette décision est une réponse à la requête des autorités tunisiennes qui ont récemment soumis au ministère des Affaires étrangères du Koweït, via l’ambassade de Tunisie au Koweït, la demande de bloquer les fonds et les biens immobiliers du président déchu Ben Ali et de son épouse.

De ce fait, le Koweït est ainsi l’un des premiers pays arabes a avoir gardé les fonds de l’ex-président tunisien Ben Ali et de sa famille, du temps où celui-ci était au pouvoir.

Koweit
Koweit

Orca Mar

La révolution tunisienne: dix jours qui ébranlèrent le Monde arabe

Le récit au jour le jour de la révolution tunisienne, par Olivier Piot, journaliste et auteur de grands reportages (pour Le Monde et Le Monde diplomatique).

Et une analyse des raisons de ce soulèvement ainsi que de ses effets dans l’ensemble du monde arabe. la parution de cet essai-documents de 192 pages, est prévue en France pour le 17 mars 2011.

Un reportage photo en noir et blanc rythme l’ensemble du livre et qui sera disponible dans les librairies tunisiennes à partir du 20 mars 2011.

L’auteur suit « cette révolution en marche au fil de ses discussions avec de nombreux témoins, de sa rencontre avec la famille du jeune Bouazizi, des mouvements de rue, de ses démêlés avec des policiers qui cherchaient la carte mémoire de son appareil photo, dissimulée dans son col ».

Le livre « ancré dans l’actualité constitue un premier et précieux témoignage historique de ce bouleversement en marche », note la maison d’édition « les petits matins », spécialisée notamment dans la publication des essais analysant les évolutions et transformations de la société et des livres (Du reportage à l’enquête, nourris de témoignages) qui abordent des thèmes tels que les nouvelles formes de militantisme.

Au fil de ce reportage très vivant, nourri d’explications sur les ressorts de la révolte, apparaît une révolution avant tout populaire, née de la colère de marchands et de mineurs contraints à une précarité grandissante. Une colère qui, on le voit actuellement, ne cesse d’essaimer sous des formes différentes dans l’ensemble du monde arabe.
Le Livre: « La révolution tunisienne , Dix jours qui ébranlèrent le monde arabe » est puissamment ancré dans l’actualité, rédigé à chaud, c’est un récit captivant autant qu’un précieux témoignage historique.

Olivier Piot sera present les 7 et 8 avril 2011 en Tunisie pour dédicacer son nouveau livre « La révolution tunisienne: dix jours qui ébranlèrent le monde arabe »

La révolution tunisienne: dix jours qui ébranlèrent le Monde arabe
La révolution tunisienne: dix jours qui ébranlèrent le Monde arabe

Orca mar

M. Beji Caid Essebsi nommé Premier ministre

M. Foued Mebazaa, président de la République par intérim, s’est adressé, dimanche soir, par une allocution au peuple tunisien, dans laquelle il a annoncé sa décision de nommer M. Béji Caïd Essebsi au poste de Premier ministre, suite à la démission de M. Mohamed Ghannouchi.

Il a déclaré avoir été surpris par la démission de M. Ghannouchi, démission qu’il a acceptée devant son insistance et sa détermination à le faire.

Le président de la République par intérim a exprimé ses remerciements à M. Ghannouchi pour tous les efforts déployés et pour son dévouement au service de la Tunisie en cette conjoncture délicate que traverse le pays.

Compte tenu de son attachement aux intérêts de la Tunisie et en vue de garantir la continuité de l’Etat, toutes institutions confondues, il a ajouté avoir demandé à M. Béji Caïd Essebsi le poste de Premier ministre, responsabilité qu’il a acceptée, mettant en valeur le patriotisme et la fidélité à la patrie qui distinguent le nouveau Premier ministre.

Béji Caïd Essebsi
Béji Caïd Essebsi

M. Caïd Essebsi est un avocat de formation et a été un compagnon de route de Habib Bourguiba.

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1821928517606&oid=56890093641&comments&ref=mf

M. Foued Mebazaa a, d’autre part, annoncé qu’il s’adressera dans quelques jours au peuple tunisien pour lui présenter la feuille de route de l’étape à venir, à la lumière des propositions devant être avancées par la comité supérieur de réalisation des objectifs de la révolution et de réforme politique.

Il a, en conclusion, fait part de ses remerciements et de sa considération à tous ceux qui ont déployé des efforts pour que la Tunisie demeure toujours digne, exhortant toutes les parties à faire preuve de calme et d’objectivité, et d’oeuvrer à sortir le pays du chaos.

Le Premier ministre Ghannouchi a annoncé sa démission

Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche sa démission au cours d’une conférence de presse à Tunis.

« J’ai décidé de démissionner de ma fonction de Premier ministre », a déclaré M. Ghannouchi.

Il avait pris les rênes d’un gouvernement de transition après la chute le 14 janvier du président Ben Ali, chassé par la pression de la rue.

Il a declaré pour expliquer sa decision:

« je ne serai pas le Premier ministre de la répression. Je ne suis pas le genre de personne qui va prendre des décisions qui pourraient provoquer des victimes »

Des manifestations à Tunis réclamaient son départ depuis plusieurs jours. Les opposants lui reprochaient d’être trop proche de l’ancien président Ben Ali et de ne pas mettre en oeuvre des réformes.

Ces journées de contestations et de violences dans la capitale tunisienne ont occasionné la mort de cinq personnes et des dizaines de blessés.

Le 25 février, une manifestation de masse, estimés à quelque 100.000 personnes, avait envahi le centre de Tunis pour réclamer le départ de son gouvernement. Et l’annonce de la tenue d’élections en juillet n’avait pas calmé les protestataires.

Mohamed Ghannouchi
Mohamed Ghannouchi

La revolution tunisienne Reportage Sur M6

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Rues désertes, rideaux baissés, chars à tous les carrefours. Quand Aïda Touihri, la présentatrice de « 66 minutes » débarque à Tunis, au lendemain du départ de Ben Ali, la capitale vit au rythme du couvre-feu, de la pénurie de nourriture et des fusillades sporadiques.

Avec le flottement du pouvoir, c’est aussi le règne de l’arbitraire : la journaliste, elle-même d’origine tunisienne, sera mise en joue par des militaires. Mais la population tunisienne doit aussi s’organiser. Comment se protéger des policiers de l’ancien régime, qui cherchent encore à plonger le pays dans le chaos ?

Pour assurer leur sécurité, les habitants s’organisent en milices de quartiers. Aïda Touihri et son équipe suivent durant toute une nuit une de ces patrouilles d’auto-défense qui traquent aussi les anciens «mouchards » de la dictature. Devant sa caméra, un jeune homme arrêté par l’armée est hué par la foule, il échappera de peu au lynchage.

La présentatrice de « 66 minutes » se rend aussi dans les quartiers chics où le peuple laisse éclater sa colère après des années d’oppression d’un pouvoir corrompu. Les propriétés des dignitaires de l’ancien régime sont incendiées, mises à sac. Comme cette discothèque aux dimensions pharaoniques, construite en bord de mer par un membre de la famille de Leïla Trabelsi, l’épouse de l’ex-président.

Aïda Touihri va également à la rencontre de cette nouvelle génération de Tunisiens qui a renversé la dictature et qui veut maintenant avoir voix au chapitre. Elle a pu accompagner sous les ors du pouvoir Slim Amamou, 33 ans, blogueur et tout nouveau secrétaire d’Etat à la jeunesse. Il y a une petite semaine, il était encore en prison à cause de son combat pour la liberté.