Hamdi Kasraoui Gardien de But de Lens parle du derby de Tunisie sur un journal du Nord.

Hamdi Kasraoui, gardien de but de Lens (France) a disputé à plusieurs reprises le derby le plus chaud de son pays entre les deux clubs phares de la capitale tunisienne : l’Espérance Tunis et le Club Africain. Là, ce ne sont pas deux régions voisines qui se confrontent, mais deux quartiers proches de quelques centaines de mètres à peine, juste séparés désormais par l’autoroute. D’un côté le quartier de Bab Souika, de l’autre celui de Bab Jdid, Bab signifiant porte en tunisien. Les jaunes et rouges de l’Espérance chère à Kasraoui (donc nullement dépaysé en arrivant à Lens) contre les rouges et blancs des « clubistes ».

Bien plus qu’un sommet footballistique, ce derby est l’affaire d’une nation toute entière. Presque une affaire d’État. « Bien sûr, il y a d’autres derbys dans le pays, explique le gardien lensois. Mais celui qui compte, c’est celui de la capitale entre ces deux équipes. Ce jour-là, les autres stades sont presque vides. Tout le monde est devant sa télévision. C’est un truc de fous. » En tout cas ceux qui n’ont pas déniché une place au stade du 7-Novembre de Rades. Ce sont 30 000 supporters de l’Espérance d’un côté, 30 000 du Club Africain de l’autre, des tarifs qui s’envolent au marché noir (jusqu’à l’équivalent de 70 E, ce qui est beaucoup en Tunisie) et une véritable guerre des tribunes où la provocation s’est installée au rang d’art de vivre.

Les derbys en France pourraient alors lui sembler fades mais lui estime que ce sont les gens de son pays qui sont un peu trop passionnés : « Là-bas, c’est leur vie. » La sienne est désormais à Lens où il dit ne pas avoir tout à fait perdu au change en matière de ferveur : « Les Lensois ? Ils sont partout. Ça c’est un public. Ils ne sont finalement pas très éloignés de ceux de l’Espérance.

Source et suite de l’article sur la voix du nord

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Les portes tunisiennes

En bois naturel, rouges, vertes, jaunes mais surtout bleues, les magnifiques portes des maisons tunisiennes sont présentes partout en Tunisie avec leurs deux vantaux sous une voûte arrondie qui est parfois soutenue par des colonnes ouvragées. Elles ne peuvent laisser indifférent avec leur décoration faite de signes et de symboles. Les clous sont assemblés pour former des motifs géométriques ou « porte bonheur », tel le poisson ou la main de Fatma très souvent présents et restent le plus joli décors des rues Tunisiennes.

porte-tunisienneCe n’est pas un hasard si la porte d’entrée est traditionnellement basse, cela oblige l’invité à s’incliner et marquer ainsi son respect pour les lieux et les occupants. La coutume veut également que les portes aient trois anneaux de fer, utilisés comme « sonnette », elles permettent selon la tonalité émise de savoir qui se présente à l’entrée et par là même qui peut ainsi accueillir le visiteur.

En effet la poignée en haut à gauche destinée aux invités, aux amis ou à la famille, celle en haut à droite, est réservée au maître de maison, et enfin, la petite poignée en bas à droite est celle des enfants et de la femme
Elles nous révèlent leur mystère comme une frontières entre l’intérieur et l’extérieur, comme une ouverture vers un ailleurs,un monde meilleur, qui pourrait bien être celui que nous promet « La Porte du Paradis », porte de l’espoir en une vie éternelle.

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