Zoubeïr Turki, une grande figure du patrimoine artistique nous quitte

A posté une image

jetsetmagazine

«Il était l’âme, le cœur, le talent, la gouaille et l’humour de notre ville et de nos jeunes vies. Le petit peuple le reconnaissait partout et l’aimait. Ses personnages esquissés avec grâce, Ibn Khaldoun, pleurent notre Zoubeïr Turki bien aimé».
C’était l’oraison funèbre que Raja Farhat envoyait par SMS à ceux qui l’ont connu, approché, aimé.

Aïcha Gorgi nous avait annoncé la triste nouvelle à l’aube. C’était le dernier dinosaure. Un des derniers monuments vivants de ceux qui ont été les pères fondateurs de l’histoire de la peinture tunisienne et de l’Ecole de Tunis.
Géant à la barbe fleurie, au profil marmoréen, et au regard affûté, il avait toujours le mot acéré et la parabole cinglante.
Mégalomane assumé, il avait coulé son profil dans le bronze sous le nom d’Ibn Khaldoun, et quand on le lui reprochait, il répondait joyeux : «Et qui vous a dit qu’Ibn Khaldoun ne me ressemblait pas?»

Dans sa sénia de Radès, où il ne recevait que ses amis, il avait monté un musée de ses œuvres, refusant de vendre ses dessins depuis dix ans, et en repoussant toujours par superstition l’ouverture. Mais il vous le faisait visiter avec une joie sans pareille, malicieux, vous demandant si vous ne reconnaissez pas tel ou tel personnage à travers ses croquis caricaturés ou embellis selon ses sautes d’humeur.
A nous, qui le pressions de nous annoncer une date, il tergiversait toujours prétextant n’avoir jamais fini.
Quand il nous envoyait un mot ou une invitation, qu’il tenait à remplir lui-même, nous en encadrions le libellé tant notre nom prenait, sous sa plume, allure d’œuvre d’art. Zoubeïr Turki est parti, mais son œuvre demeure. Que ceux qui l’ont connu, approché, aimé se mobilisent pour que ce musée ouvre enfin ses portes.

Voir l’article complet sur le Forum

forum

Forum TunisieVol Tunisie

Sidi Bou Said

Situé à quelques kilomètres de Tunis, le village de Sidi Bou Saïd fut érigée au XIIIè siècle en hommage à Abdou Saïd, saint homme qui s’était retiré à cet endroit. Village pittoresque à souhait, Sidi Bou Saïd offre l’exemple d’une synthèse parfaite d’architectures arabe et andalouse qui lui valu d’être le séjour de peintres et d ‘écrivains tels que Colette, Flaubert et Simone de Beauvoir. Aujourd’hui, Sidi Bou Said attire les touristes qui aiment à se perdre dans ses ruelles étroites et tortueuses qui gravissent la colline dans une alchimie magique de couleurs et de parfums.

Sidi Bou Said
Sidi Bou Said

Les couleurs : rien d’autre que le blanc aveuglant des murs et le célèbre bleu des portes et des fenêtres des maison traditionnelles qui, à l’étage portent en saillie des balcons clos en bois sculpté à jour : les moucharabieh qui permettaient aux femmes de voir sans être vues.

Les parfums : le jasmin qui fin mai commence à embaumer l’air des ruelles où triomphent les bougainvilliers qui incendient les murs de leurs cascades flamboyantes.

Personne ne quitte le village sans s’être assis à la table de l’un de ses incontournables cafés Tunisiens : le café des Nattes, si souvent immortalisé en peinture et en photos et le café Sidi Chébaâne d’ou l’on profite, en terrasse, d’une vue imprenable sur le golf de Tunis.

Le café des Nattes

Café Sidi-Bou-Said

Découvrez des informations sur les hotels et restaurants de Sidi Bou Said sur le forum Tunisie