La France offre 350 millions à la Tunisie pour se reconstruire

Au cours d’une visite officielle mercredi et jeudi, Alain Juppé est allé en Tunisie avec en poche 350 millions d’euros pour soutenir la reconstruction du pays après « leur révolution ». Une aide qui sera versée rapidement (2011 – 2012) et « destinée essentiellement aux domaines du chômage, de la formation, de la gouvernance et de la réhabilitation urbaine » a précisé le ministre des affaires étrangères.

Alain Juppé n’a pas manqué également d’exprimer l’admiration de la France à « ce grand mouvement vers la liberté, la démocratie et les droits de l’Homme qui s’est déroulé sans violence majeure », admettant les difficultés qui attendent la Tunisie pendant cette phase transitoire.

Hormis le soutien financier, la visite du chef de la diplomatie française en Tunisie vise à améliorer les relations avec l’ancien protectorat de la France mis à mal par la gaffe de Michèle Alliot-Marie qui a proposé en pleine révolution contre la dictature, le savoir-faire français en matière de répression.

La Tunisie après la Côte d’Ivoire

« Entre nous il y a une telle intimité pour des raisons historiques, économiques et humaines », a-t-il déclaré, en rappelant que « la France accueille une importante communauté tunisienne qui compte environ 500.000 personnes ».

Cette visite, placée sous le signe de l’écoute de la société civile tunisienne et des acteurs de la transition démocratique, a été l’occasion pour Alain Juppé d’assurer ses interlocuteurs de l’engagement aux côtés de la Tunisie de la France comme de ses partenaires de l’Union Européenne.

Il y a une semaine, le gouvernement français promettait une enveloppe du même ordre (soit 400 millions d’euros) à la Côte d’Ivoire.

« L’avenir des relations tuniso-françaises est excellent. J’en suis encore plus convaincu après mon séjour à Tunis », a ajouté le ministre avant de préciser que tout sera mis en œuvre pour renforcer les liens entre les deux pays et aider la Tunisie sur les plans économique et culturel.