Les tapis de Kairouan

Les princes aghlabides, au IX ème siècle, en versant au trésor de Bagdad une partie de leur redevance annuelle en tapis, témoignent de la renommée des tapis tunisiens. Mais c’est l’introduction, au XIX ème siècle, de la technique du point noué, ou nœud de Gördes, qui donna au tapis de Kairouan une nouvelle impulsion. Le nœud dit de « Gördes » est le point de base du tapis de kairouan. Passé entre deux files de chaîne, le brin de laine les contourne l’un après l’autre, puis ressort sous la boucle ainsi formée. Le nœud est alors serré et le fil coupé à la longueur désirée. Deux ou trois rangs de fils de trame tissés séparent chaque rang de points noués.

Selon la tradition, Kemla, fille du gouverneur turc de la ville, aurait appris aux femmes de Kairouan à employer ce point sur leurs métiers verticaux. Copie supposée des premières créations de Kemla, le Kairouan classique révèle des inspirations orientales tant dans son décor que dans ses couleurs, aux dominantes rouges, bleues et vertes. Le Kairouan classique est composé de bandes d’encadrement qui délimitent un rectangle occupé par un médaillon central de forme hexagonale. Aujourd‘hui, motifs et couleurs varient à l’infini.

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Matmata

Matmata un lieux a découvrir lors de vos vacances dans le sud Tunisien.

Matmata est un site surprenant ou l’essentiel de l’habitat est enfoui sous terre, creusé dans des roches tendres ce qui permettait d’augmenter les pièces au fur et à mesure que la famille s’agrandissait. Le site parsemé ça et là de minuscules touffes de palmiers et de quelques bâtiments construits en dur, troué d’excavations habitées, a un aspect lunaire.

C’est Matmata où, selon un proverbe, « les vivants vivent sous les morts ». Par un tunnel, on accède à une cour en forme de puits circulaire, sur laquelle ouvrent les dépendances et, sur un ou deux niveaux, les chambres creusées latéralement.

La maison matmatienne est creusée en profondeur : les pièces sont isothermes, chaudes en hiver et fraîches l’ été. Le mobilier traditionnel est constitué de sculptures en plâtre montées sur des hampes de palme.

Dans ces intérieurs feutrés, les femmes passent des heures devant leur métier à tisser vertical d’apparence rudimentaire, mais elles excellent dans le tissage de splendides drapé et de châles de laine teints, ou tissés de motifs géométriques.

Les bijoux tunisiens

Tributaires d’un savoir faire qui remonte au monde antique, les bijoux Tunisiens ont intégré les influences orientales, turques et européennes, d’une société cosmopolite, ouverte à la fois sur les bassins oriental et occidental de la méditerranée et sur l’Europe.

Protection symbolique ordonnée autours de motifs que l’on trouve déjà sur les stèles puniques et les mosaïques romaines, les bijoux sont aussi une protection économique. Offerts par les parents et le fiancé qui, pour rendre le mariage licite, donnaient le maht, dot (somme d’argent ou objets de prix). C’est au poids surtout que l’on estime la valeur du bijoux tunisien et ils seront conservés par les femmes en cas de séparation ou divorce. Les femmes les portaient autour de la tête, des poignets, des chevilles et du buste. Aujourd’hui le compte épargne tend à remplacer cette thésaurisation active.

Les colliers féminins s’articulent souvent autour du chiffre 5, symbolique, à valeur prophylactique. D’autres motifs : main, poisson, corne, confèrent une valeur de protection au bijou, porté aussi comme porte bonheur.

Bijoux tunisiens
Bijoux tunisiens
Main de fatma
Main de Fatma

Visite d’une huilerie sur l’ile de djerba

Notre Membre « Reporter » Isabelle a visité récemment une huilerie sur l’ile de Djerba et elle nous a apporté de très belles photos.

La processus de production de l’huile d’olive, de l’arbre à l’huile, est à découvrir en image dans le forum Tunisie.

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POTERIE DE NABEUL

Depuis l’antiquité, Nabeul est, en Tunisie, l’un des centres majeurs de la production de poterie, longtemps le conditionnement exclusif des denrées périssables. Au XV éme siècle, des potiers Djerbiens introduisent leur art de la céramique. A partir du XVII ème siècle, la ville, qui n’a pas connu le déclin des autres centres céramistes (Tunis, Djerba), enrichit à la fois sa gamme de matières et son vocabulaire stylistique, du turco andalou à l’italien.

POTERIE DE NABEUL
POTERIE DE NABEUL

A Nabeul sont fabriqués tous les genres de poteries : poteries poreuses, non vernissées, pour le rafraîchissement de l’eau et la conservation des aliments, poterie culinaire rouge originaire d’Italie, céramique vernissée, utilitaire ou décorative.

A l’inverse de la céramique vernissée, la céramique émaillée nécessite deux cuissons, décors et vernis étant appliqués sur l’objet précuit.
La poterie traditionnelle, vert et jaunes, accompagnée de motifs bruns se fait plus rare. Elle est remplacée par la poterie dite artistique, où les fonds blancs ou ivoires sont recouverts d’arabesques, de poissons et d’oiseaux.
La créativité des artisans et de leurs apprentis s’exprime également dans les motifs géométriques.

Pour plus d’information sur Nabeul rendez vous sur le forum Tunisie ou dans la categorie Le Cap Bon

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