Tunisie : À Qubec aussi - Tunisie

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À Qubec aussi Tout les Tunisiens du monde savourent la liberté

#1 L'utilisateur est hors-ligne   adda Icône

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Posté vendredi 21 janvier 2011 à 14:55

    Les Tunisiens de Québec savourent la liberté
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Les 200 Tunisiens de Québec qui ont marché dans les rues, samedi, avaient le coeur à la fête après le soulèvement réussi dans ce pays arabe du nord de l'Afrique.

Le Soleil, Laetitia Deconinck

Le Soleil

(Québec) La communauté tunisienne de Québec a convergé samedi dans la rue Saint-Jean à Québec pour saluer le jour historique de leur nation, alors que le président Ben Ali a quitté le pouvoir après 23 ans de règne pour se réfugier en Arabie Saoudite.

Les Tunisiens de Québec avaient le coeur à la fête après le soulèvement réussi dans ce pays arabe du nord de l'Afrique. Même si les émeutes et les manifestations des dernières semaines ont donné lieu à de la répression sanglante, bon nombre de membres de la communauté tunisienne étaient ravis de voir un vent de démocratie souffler sur leur terre natale.

«C'est important pour nous, d'être là aujourd'hui, parce que c'est pour la liberté, pour tout le peuple tunisien. Ça fait longtemps qu'on attend un jour comme ça. Ça fait presque 24 ans qu'on attend un jour comme ça. C'est le peuple qui a voulu ce changement, et on croit bien à la liberté, et on s'attend à ce que la Tunisie demeure libre», a lancé Hamza Hani, samedi après-midi.

200 manifestants


Partis du Centre Lucien-Borne, environ 200 manifestants ont déambulé dans la rue Saint-Jean pour atteindre la place D'Youville. Une manifestation pacifique où les slogans et les revendications ne laissaient toutefois aucun doute sur le ressentiment des Tunisiens envers Ben Ali, un chef d'État autoritaire qui n'a jamais toléré la liberté de presse et le pluralisme politique.

«Dictature finie, Tunisie unie»

«Dictature finie, Tunisie unie», pouvait-on lire sur les nombreuses pancartes des manifestants. «Peuples arabes, faites comme nous et levez-vous!» soutenait une autre, en référence au fait que le peuple tunisien est le premier du monde arabe à obtenir la démission de son chef d'État en raison de la grogne de la rue.

Des citoyens originaires du Québec ont également manifesté leur appui à la communauté tunisienne lors de la marche d'hier. «Je suis très contente pour eux, très émue. J'ai pleuré quand j'ai su que Ben Ali était parti. Ce n'étaient pas des révolutionnaires, ils devaient faire attention à ce qu'ils disaient. Ils en parlaient depuis des années», a expliqué Chantal Duplain, qui s'est liée d'amitié avec de nombreux Tunisiens à l'université.

Entre espoir et inquiétude

Partagé entre l'espoir et l'inquiétude, Moez Balti entend suivre attentivement les développements des prochains jours dans cette région du Maghreb. «On s'est débarrassés d'un pouvoir qui était là pendant 23 ans. Une dictature horrible, avec un système très corrompu. Et maintenant, on est vers un changement qui peut porter fruit. Mais ma crainte personnellement, c'est que ceux qui sont en train de préparer les élections et de faire un gouvernement de transition, ce sont des membres de l'ancien régime.»

Ce résidant du Vieux-Québec souhaitait depuis fort longtemps une révolte en Tunisie. «Je rentre plusieurs fois en Tunisie, et à chaque occasion, je remarque une répression. Les gens n'ont pas de travail, on n'a même pas le droit de parler de politique, de rien faire. Les gens attendaient juste quelque chose. Le gars qui s'est fait brûler, c'était la chose qui a donné ce qui est arrivé aujourd'hui.»

Fin décembre, un homme s'est immolé à Sidi Bouzid, capitale agricole située au coeur de la Tunisie, avant de décéder le 4 janvier. Son geste a déclenché une vague de contestation et de manifestations à travers le pays.

À Montréal et à Ottawa

Les communautés tunisiennes ont tenu deux autres manifestations samedi après-midi, à Montréal et à Ottawa, en face du parlement. Les manifestants veulent que le gouvernement canadien exige des autorités tunisiennes l'établissement d'un dialogue social respectueux, et la fin des violations des droits humains.


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#2 L'utilisateur est hors-ligne   sissy123 Icône

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Posté vendredi 21 janvier 2011 à 16:13

Solidaires les tunisiens partout dans le monde
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#3 L'utilisateur est hors-ligne   adda Icône

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Posté lundi 24 janvier 2011 à 15:36



Tunisie : des membres de la famille de Ben Ali ont trouvé refuge au Canada 2011-01-24 15:03:48 xinhuaDes membres de la famille de l'ancien président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sont arrivés jeudi au Canada à bord d'un avion privé, ont rapporté dimanche des médias locaux.

Au moins cinq membres de la famille Ben Ali, dont le beau-frère du président déchu, sont arrivés dans la matinée de jeudi à Montréal, la deuxième plus grande ville du Canada, la plupart d'entre eux possédant une carte de résident permanent, a indiqué Canadian Broadcasting Corporation (CBC).

Ils pourraient résider dans une maison appartenant au gendre du président déchu, Mohamed Sakher El Materi, dans le quartier huppé de Westmount. Dans un courrier électrique envoyé à la CBC, le département des Affaires étrangères a indiqué que ces membre de la famille Ben Ali étaient autorisés à entrer au Canada car ils possèdent des papiers légaux et ne sont pas poursuivis par un gouvernement étranger. Après avoir gouverné la Tunisie pendant 23 ans, Ben Ali a abandonné le pouvoir mi-janvier suite à plusieurs semaines d'émeutes qui ont secoué le pays. Il a lui trouvé refuge en Arabie saoudite.



Source :http://french.cri.cn/781/2011/01/24/304s236987.htm
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#4 L'utilisateur est hors-ligne   adda Icône

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Posté mardi 25 janvier 2011 à 15:36

document.write(publicatioin_date("2011-01-25 06:32:13.000", "2011-01-25 08:19:00.000"));Publié le 25 janvier 2011 à 06h32 | Mis à jour à 08h19




Ottawa pourrait geler les actifs de Ben Ali
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À Montréal, la famille Ben Ali possèderait au moins une maison: celle de Mohamed Sakher El Materi, gendre du président, qu'il a achetée en 2008 à Westmount pour la somme de 2,5 millions.

Photo: PC

Image IPBHugo de Grandpré et Catherine Handfield<BR nodeIndex="3">La Presse

À l'instar de la France, de la Suisse et de l'Union européenne, le Canada pourrait geler les actifs du président tunisien déchu Zine el-Abidine Ben Ali et de sa famille.





C'est ce qu'a indiqué Ottawa, hier, qui a du coup dénoncé l'arrivée de proches du dictateur au pays, il y a quelques jours.


«M. Ben Ali, les membres destitués de l'ancien régime tunisien et leurs proches ne sont pas les bienvenus au Canada», a déclaré une porte-parole du ministère fédéral de la Citoyenneté et de l'Immigration, Melanie Carkner.

Un jet privé avec à son bord quatre ou cinq membres de la belle-famille de M. Ben Ali serait arrivé à Montréal jeudi dernier, selon le Journal de Québec. Le groupe demeurerait depuis dans un hôtel de l'ouest de la ville. Leur identité n'avait toujours pas été révélée au moment de mettre sous presse.

Le ministre canadien de la Citoyenneté et de l'Immigration, Jason Kenney, a déclaré que ces personnes se trouvaient légalement au pays, car elles auraient le statut de résident permanent au Canada.

Au moins un beau-frère de Ben Ali (Belhassen Trabelsi) détiendrait un tel statut, et ce, depuis 2009. Riche homme d'affaires controversé en Tunisie, il est à la tête d'un empire présent dans les secteurs médiatique, bancaire et du transport aérien.

La semaine dernière, le gouvernement provisoire de la Tunisie a annoncé qu'il ouvrait une enquête dans l'espoir de faire la lumière sur «l'acquisition illégale de biens» et sur des «placements financiers illicites à l'étranger». La fortune du président déchu et de ses proches est évaluée à 5 milliards de dollars. À ce jour, une trentaine d'entre eux ont été arrêtés.

La Suisse, la France et l'Union européenne ont déjà annoncé qu'elles tenteront de geler les actifs de la famille ou de «bloquer les mouvements financiers suspects».

Hier, le Canada a ouvert la porte à des démarches similaires.

«Il y a une série d'options qui permettent de geler des actifs, y compris par l'entremise des Nations unies ou à la demande d'un gouvernement étranger», a expliqué Melissa Lantsman, directrice des communications du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.

«Notre gouvernement est prêt à travailler avec l'ONU ou le gouvernement tunisien pour appliquer un tel gel.»

Maison à Westmount

On ignore pour l'instant quels sont les biens que détiennent l'ex-dictateur ou sa famille au Canada. À Montréal, ils posséderaient au moins une maison: celle de Mohamed Sakher El Materi, gendre du président, qu'il a achetée en 2008 à Westmount pour la somme de 2,5 millions.

La semaine dernière, un avocat a affirmé que la maison avait été vendue à ses clients. Mais le nom du gendre de l'ex-dictateur figure toujours au registre foncier.

Hier, la luxueuse maison de pierres, qui offre une vue imprenable sur le centre-ville, était vide. «Ça fait plus d'un an qu'il n'y a personne», a dit une voisine, qui n'a pas voulu être nommée. «Un couple est venu y passer un mois, il y a environ deux ans. La femme a accouché, puis ils sont repartis.»

Par ailleurs, l'Association des droits de la personne au Maghreb et le Collectif de solidarité au Canada avec les luttes sociales en Tunisie ont mandaté l'avocat Kamel Balti pour poursuivre l'entourage du l'ex-dictateur en justice.

Au cours d'un entretien avec La Presse, Me Balti a indiqué qu'il demanderait au gouvernement de divulguer l'identité des proches de l'ex-dictateur arrivés récemment au Canada. Il compte de plus invoquer la convention de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour qu'on leur retire leur statut de résident permanent. «On veut contribuer à cette lutte contre la corruption des agents publics et lancer un message clair à toutes les dictatures», a-t-il expliqué.





Sonia Tjelidi, coordonnatrice du Collectif de solidarité avec les luttes sociales en Tunisie, qui participe à la démarche judiciaire, doute quant à elle que ce statut soit toujours valide : les résidents permanents doivent avoir vécu au Canada pendant au moins deux ans, pour chaque tranche de cinq ans.


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#5 L'utilisateur est hors-ligne   adda Icône

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Posté mardi 25 janvier 2011 à 15:46

document.write(publicatioin_date("2011-01-25 06:48:34.000", "2011-01-25 06:48:34.000"));Publié le 25 janvier 2011 à 06h48 | Mis à jour à 06h48




La gestion des déchets dictatoriaux
Image IPBYves Boisvert<BR nodeIndex="2">La Presse

Les Ben Ali ne sont pas les bienvenus au Canada. C'est ce message simple qu'a adressé le ministre canadien de l'Immigration, Jason Kenney, à la famille de l'ex-dictateur tunisien.





Parfois, le simplisme politique est une vertu. Devant les voleurs et les mafieux d'État, par exemple.


Cinq jours avant la démission de Zine el-Abidine Ben Ali, président tunisien depuis 1987, la ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a offert à la Tunisie d'envoyer les forces de sécurité françaises... tout en invitant le gouvernement à tenir compte des attentes populaires.

«On ne doit pas s'ériger en donneurs de leçons», a-t-elle dit prudemment, car la situation est complexe. Une prudence qui apparaît deux semaines plus tard comme une ultime complaisance envers ce régime corrompu.

Maintenant que Ben Ali a fui vers l'Arabie Saoudite avec ses bibelots et ses carnets bancaires, la France, tout comme la Suisse, a annoncé le gel des avoirs de la famille sur son territoire. Le Canada fera de même.

Après tant de laisser-faire, aurait-on accompli quelque progrès dans la gestion des déchets du despotisme? On dirait bien, tout de même.

Quand on pense que Jean-Claude Duvalier, après avoir fui Haïti en 1986, a passé 25 ans sur la Côte d'Azur sans être inquiété par la justice... Et quand on pense qu'il a fallu une loi votée l'an dernier (et en vigueur seulement le mois prochain) pour que la Suisse bloque définitivement son dernier compte en banque... On se dit qu'on a longtemps manqué d'impatience et de simplisme.

* * *

Revenons ici. Le ministre Kenney a confirmé en partie la nouvelle parue dans le Journal de Québec la semaine dernière: plusieurs membres de la famille Ben Ali, qui ont le statut de résident permanent au Canada, ont débarqué au Québec.

Comment ont-ils obtenu ce statut? Ce n'est pas infiniment compliqué. Si l'on a de l'argent, par exemple, on peut être un «immigrant investisseur» et voir les portes du pays s'ouvrir sans grande complication. On ne sait pas quels membres de la famille Ben Ali ont obtenu ce statut ni comment ils l'ont obtenu.

Mais ce statut peut être révoqué (tout comme la citoyenneté, d'ailleurs) s'il a été obtenu par la fraude, au moyen de déclarations mensongères ou par quelqu'un qui a un passé criminel caché.

À supposer que certains d'entre eux soient complices d'activités illégales dans leur pays et qu'ils aient obtenu leur argent de cette manière, ils pourraient se voir révoquer leur résidence permanente et se faire expulser.

Il y a actuellement une enquête judiciaire sur la famille. On a annoncé jeudi dernier l'arrestation en Tunisie de 33 proches de Ben Ali.

L'enquête porte sur l'»acquisition illégale de biens», des «placements financiers illicites à l'étranger» et «l'exportation illégale de devises». L'AFP rapporte que cette enquête «vise nommément l'ancien chef d'État, sa femme, Leila Trabelsi, ainsi que les frères et gendres de Leila Trabelsi, les fils et les filles de ses frères et toute personne dont l'enquête prouvera l'implication dans ces crimes».

On ne sait pas ce que ça donnera ni quelle est la responsabilité des proches de Ben Ali réfugiés ici. Mais si l'enquête est concluante aux yeux de l'Immigration, les membres de la famille pourraient donc se faire expulser et perdre leur statut sans autre forme de procès.

Il n'y a pas, par ailleurs, de traité entre le Canada et la Tunisie pour faire extrader les personnes soupçonnées de crimes. Par contre, la Loi sur l'extradition prévoit maintenant qu'on peut conclure un accord particulier d'extradition avec un pays. Même un citoyen canadien n'est pas à l'abri d'une extradition légalement demandée.

Tout ça pour dire que plusieurs voies juridiques existent pour qu'on ne serve pas de terre d'asile aux bénéficiaires des dictatures, quel que soit leur statut.

Simple - longtemps trop simple - question de justice.


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Posté jeudi 27 janvier 2011 à 20:12

Le « parrain » tunisien toujours terré à Vaudreuil?Mise à jour le jeudi 27 janvier 2011 à 5 h 50

oSrc.oPlusX.writeBarPartage('top'); Image IPBBelhassan Trabelsi

La Sûreté du Québec continue jeudi d'assurer la sécurité de l'hôtel Château Vaudreuil, à l'ouest de Montréal, où aurait trouvé refuge le richissime homme d'affaires et beau-frère du président déchu de la Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali.

Interrogée par Radio-Canada jeudi matin, une porte-parole de la Sûreté du Québec à Vaudreuil n'a pas précisé si Balhassen Trabelsi et sa famille étaient bel et bien installés à Château Vaudreuil. Elle a indiqué qu'une soixantaine de personnes avaient manifesté pacifiquement jusqu'à 2 h dans la nuit de mercredi à jeudi. Les manifestants étaient là pour condamner la présence au Canada de celui qui est surnommé « le parrain » en Tunisie.

Le gouvernement transitoire tunisien a lancé mercredi des mandats d'arrêt internationaux contre le président déchu Zine el-Abidine Ben Ali et les membres de sa famille. Parmi ceux-ci figure le beau-frère de l'ancien président, Balhassen Trabelsi, qui se trouve à Montréal depuis la semaine dernière.

Balhassen Trabelsi possède d'importants intérêts commerciaux en Tunisie. Le milliardaire est accusé d'avoir dérobé des fonds gouvernementaux avant que la révolution populaire ne contraigne Ben Ali à quitter le pouvoir, début janvier.

Belhassen Trabelsi séjournerait à Château Vaudreuil, un hôtel de Vaudreuil-Dorion, dans l'ouest de Montréal. Des policiers de la Sûreté du Québec assuraient mercredi et jeudi la sécurité de l'établissement.

Image IPBBelhassen Trabelsi se trouverait à Château Vaudreuil, un hôtel de l'ouest de Montréal.

Avis de recherche d'Interpol

Interpol a fait circuler un avis de recherche international depuis ses bureaux de Tunis pour arrêter Ben Ali et six membres de sa famille.

L'alerte demande à ses pays membres, dont le Canada, de « chercher, localiser et arrêter provisoirement M. [Ben] Ali et les membres de sa famille en vue d'une éventuelle extradition à Tunis ».

Or, le Canada et la Tunisie n'ont pas signé d'entente en matière d'extradition. Il reste maintenant à savoir si les autorités canadiennes vont arrêter M. Trabelsi et sous quels motifs le feraient-elles.

Interpol précise sur son site Internet qu'elle ne dépêche pas d'agents pour effectuer des arrestations, car celles-ci sont faites par la police locale, conformément à la législation nationale.

La Gendarmerie royale du Canada a demandé aux journalistes d'adresser leurs questions au ministère des Affaires étrangères, qui n'avait toujours pas fourni de détails sur le dossier mercredi après-midi.

Belhassen Trabelsi résident permanent du Canada

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, a cependant laissé entendre que Trabelsi était un résident permanent et qu'il ne pouvait être déporté en suivant les procédures régulières d'immigration.

« En vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels, je ne peux faire de commentaires sur des individus », a-t-il répondu aux journalistes qui l'interrogeaient à Calgary.

« Je peux vous confirmer qu'il y avait des membres de cette famille au Canada, des résidents permanents qui ont le droit de se trouver ici », a-t-il ajouté, avant de déclarer que le gouvernement canadien n'accorderait pas de visa à d'autres membres du régime de Ben Ali qui tenteraient d'entrer au pays sans être résidents du Canada.

Ben Ali n'est pas le bienvenu au Canada

Image IPBLe président déchu Ben Ali

Le ministre Kenney a par ailleurs clairement indiqué que l'ancien président de la Tunisie n'était pas le bienvenu au Canada.

Des groupes tunisiens au Canada demandent à Ottawa de geler les actifs de Trabelsi et de l'extrader en Tunisie pour qu'il y soit jugé. Ils considèrent que le milliardaire est l'un des personnages influents du régime de Ben Ali, qu'ils accusent de corruption, de kidnapping et de torture.

« C'est très important pour nous que le Canada ne le laisse pas filer », a dit le porte-parole d'un groupe de solidarité tunisien basé à Montréal, Haroun Bouazzi. Selon lui, il est « vital » que le Canada et la Tunisie collaborent afin d'éviter qu'il ne s'échappe.

Balhassen Trabelsi est le frère aîné de l'épouse de Ben Ali, Leila Trabelsi. Selon un câble diplomatique publié récemment par WikiLeaks, un ambassadeur des États-Unis l'aurait qualifié en 2008 du « plus tristement célèbre membre de la famille » de Ben Ali.

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Posté jeudi 27 janvier 2011 à 21:33

document.write(publicatioin_date("2011-01-27 13:00:00.000", "2011-01-27 13:41:00.000"));Publié le 27 janvier 2011 à 13h00 | Mis à jour à 13h41




Belhassen Trabelsi est encore au Château Vaudreuil
tagsLiensBoitesReg("meme","theme_4364297",12);Image IPB Des membres de la communauté tunisienne ont manifesté devant le Château Vaudreuil mercredi soir. Belhassen Trabelsi pourrait s'y trouver avec sa femme et ses quatre enfants.

Photo: Normand Blouin, collaboration spéciale

Image IPBCatherine Handfield
La Presse

(Vaudreuil) La présence du beau-frère de l'ex-président tunisien au Château Vaudreuil, à l'ouest de Montréal, sème d'indignation au sein de la communauté tunisienne de Montréal.



«C'est une honte que cette famille ait trouvé refuge au Canada!» a laissé tomber Nabil Chattali, un Montréalais d'origine tunisienne qui s'est présenté devant le Château Vaudreuil jeudi midi.

Tel que révélé par le réseau TVA mercredi, le beau-frère de Zine al-Abidine Ben Ali, Belhassen Trabelsi, sa femme, ses quatre enfants et une nourrice séjournent bel et bien au Château Vaudreuil depuis la semaine dernière. Selon nos informations, ils y sont encore jeudi.

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Cette nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la diaspora tunisienne de Montréal. Tard mercredi soir, une cinquantaine de personnes ont manifesté devant le chic hôtel de Vaudreuil-Dorion.

«Trabelsi, dégage!» ont-ils scandé en brandissant des drapeaux de la Tunisie. Les manifestants ont quitté les lieux vers deux heures du matin, frigorifiés, exténués, mais confiants d'avoir lancé un message au gouvernement canadien.

«Nous voulons qu'Ottawa l'arrête et entreprenne des mesures pour l'extrader», a dit l'une des participantes, Meriem Benromdhane. Le groupe souhaitait également envoyer un message d'appui à ses compatriotes en Tunisie.

Jeudi matin, quelques Montréalais d'origine tunisienne ont tenu à se rendre au Château Vaudreuil. Nabil Chattali, 47 ans, s'est présenté à la réception pour demander à parler à Belhassen Trabelsi. Les employés de l'hôtel lui ont répondu qu'aucun client ne portait ce nom.

«Ces gens se sont appropriés toutes les richesses du pays en volant le peuple et en instaurant un régime de terreur, a-t-il dit. Comment ont-ils pu obtenir le statut de résident permanent au Canada?»

«C'est avec notre argent qu'il se paye une chambre dans un hôtel aussi chic!» a déploré un autre curieux.

Mercredi, le gouvernement tunisien a lancé un mandat d'arrêt international contre le président déchu et six de ses proches, dont son beau-frère Belhassen Trabelsi.

Interpol a entériné le mandat d'arrêt. Les sept fugitifs font face à des accusations relatives l'«acquisition illégale de biens mobiliers et de transferts illicites de devises à l'étranger».

Les autorités canadiennes ne semblent pas avoir encore arrêté Belhassen Trabelsi jeudi. La veille, la GRC a indiqué que le message diffusé par Interpol ne lui permettait pas d'agir dans cette affaire, puisqu'il ne constituait pas un mandat d'arrêt en vertu du droit canadien.

Jeudi, le premier ministre Stephen Harper a affirmé que le président déchu de la Tunisie et les membres de son régime ne sont pas les bienvenus au Canada.


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#8 L'utilisateur est hors-ligne   chaer Icône

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Posté vendredi 28 janvier 2011 à 10:17

Voir le messagesissy123, le vendredi 21 janvier 2011 à 16:13, dit :

Solidaires les tunisiens partout dans le monde


les tunisiens ont montré au monde qu'ils sont capables de reagir..!n'oublions pas que c'est l'année de la jeunesse. BRVO AU PEUPLE TUNISIEN :good: :good:
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