M.Ahmet Davutoglu: « La Révolution tunisienne est un évènement important pour la Tunisie et le monde entier »

M. Ahmet Davutoglu, ministre turc des Affaires étrangères a affirmé, lundi, que la Révolution du peuple tunisien pour la liberté et la dignité est « un évènement important pour la Tunisie, la région et le monde entier ».

Le chef de la diplomatie turque, dont le pays préside actuellement le Conseil de l’Europe, a assuré du soutien de son pays et de la communauté européenne à la révolution du 14 janvier et à la Tunisie qui, dit-il, traverse « une étape délicate de son histoire ». Le Conseil de l’Europe a de grandes traditions dans ce domaine, a encore souligné M. Davutoglu, citant l’aide apportée par cette instance européenne à plusieurs pays de l’Europe de l’Est.

Ahmet Davutoglu
Ahmet Davutoglu

Sa visite en Tunisie, accompagné du secrétaire général du conseil de l’Europe, vise, a assuré M. Davutoglu, lors d’une conférence de presse au siège de l’ambassade de Turquie à Tunis, à s’informer sur le paysage politique et sur les revendications des différents groupes pour apporter une aide à la Tunisie partant de l’expérience européenne dans ce domaine.

Une équipe du comité de Venise, une structure du conseil de l’Europe d’aide à la démocratisation et à la promotion du dispositif juridique, se rendra en Tunisie pour soutenir la transition démocratique dans le pays, a annoncé M. Ahmed Davutoglu.

Il a salué la légitimité des revendications du peuple tunisien et ses aspirations à la démocratie et au respect des droits de l’Homme indiquant que la révolution tunisienne reflète la maturité du peuple tunisien. Evoquant les relations bilatérales, le ministre turc a affirmé que son pays est attaché à renforcer la coopération avec la Tunisie, particulièrement dans le tourisme et dans les domaines économiques.

En ce qui concerne les évènements en Libye, M. Davutoglu a affirmé que son pays suit les développements dans ce pays où réside une importante communauté turque de plus de 25 mille personnes. Il a affirmé l’attachement de la Turquie au respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales en Libye. Il a assuré que son pays apportera le soutien nécessaire au peuple libyen afin de surmonter ces évènements sur le plan humanitaire et économique.

(TAP)

Source Infotunisie.com

Ben Ali : La Tunisie demande officiellement son extradition à l’Arabie Saoudite

Suite à une nouvelle série d’accusations à l’encontre du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, accusations relatives à son implication dans plusieurs crimes graves, qui consistent à commettre et à inciter à l’homicide volontaire et à semer la discorde entre les citoyens d’un même pays, en les poussant à s’entretuer, les autorités tunisiennes ont adressé, par voies diplomatiques, une demande officielle aux autorités saoudiennes.

Cette demande, précise un communiqué rendu public, dimanche, par le ministère des Affaires étrangères, a pour objet d’extrader le président déchu Ben Ali.

Ben ali
Ben ali

Cette nouvelle série d’accusations vient s’ajouter à la commission rogatoire émise par les autorités tunisiennes compétentes et adressée auparavant aux autorités judiciaires saoudiennes, dans le cadre d’une action inquisitoire intentée, actuellement, contre le président déchu et son clan, pour des accusations ayant pour motif la possession de comptes bancaires et de biens immobiliers dans plusieurs pays, dans le cadre des opérations de blanchiment d’argent, acquis par voie illégale ainsi que la tenue et l’exportation illicites de monnaies étrangères. »

Le ministère des Affaires étrangères informe, également, dans ce communiqué, avoir formulé une demande à l’adresse du Royaume d’Arabie Saoudite, afin « de lui fournir, dans les plus brefs délais, toutes les données dont il dispose concernant l’état de santé du président déchu Ben Ali, à la lumière des informations contradictoires véhiculées à propos de la détérioration de son état de santé et de son décès éventuel. »

tap

Source Infotunisie.com

Le Royaume-Uni sera un grand ami du peuple tunisien en cette nouvelle étape de son histoire

« Je suis venu témoigner du soutien du Royaume-Uni au peuple tunisien, en cette phase décisive de son histoire où il cherche à déterminer son avenir et à exercer librement ses droits démocratiques »

a indiqué William Hague, ministre britannique des affaires étrangères, lors d’une conférence de presse, mardi, à Tunis.

« Ce changement a été voulu et apporté par le peuple tunisien qui a appelé ses dirigeants à répondre à ses aspirations économiques et politiques.


Nous félicitons le gouvernement de transition pour avoir écouté les préoccupations du peuple et entamé un important processus de réformes »

a-t-il souligné.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, qui avait rencontré, mardi matin, le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, et le ministre de la planification et de la coopération internationale, Nouri Jouini, a indiqué que les entretiens ont porté sur les réformes majeures engagées par la Tunisie en cette période de transition.

La rencontre avec le Premier ministre a permis d’évoquer « les élections vitales qui seront tenues au cours de l’année », a-t-il souligné, affirmant qu’il serait important, aux yeux du monde, qu’elles se déroulent de manière « libre, transparente et démocratique ».

M. Hague a, en outre, indiqué que les rencontres ont permis d’aborder la question des droits de l’Homme « qui constituent une composante cruciale du processus de réformes ». « Nous nous sommes félicités de la décision du gouvernement tunisien de ratifier d’importantes conventions internationales dans ce sens, notamment le protocole facultatif contre la torture », a-t-il relevé.

Il a, par ailleurs, indiqué que les rencontres ont porté sur les perspectives de promouvoir les relations de la Tunisie avec la Grande Bretagne et avec l’Union

Européenne, « des relations qui, nous l’espérons, se développeront davantage dans les années à venir »

« Nous voyons naître aujourd’hui de grandes opportunités en Tunisie, des opportunités qui doivent être saisies et non redoutées », a estimé le ministre britannique, affirmant que son pays est « disposé à travailler avec le gouvernement et la société civile pour appuyer le développement économique et promouvoir une plus grande ouverture politique ».

« La Grande-Bretagne sera un grand ami du peuple tunisien qui entame une nouvelle étape de l’histoire de son pays », a-t-il affirmé, ajoutant que « les yeux du monde sont rivés sur vous et partagent vos ambitions ».

Il a, dans ce sens, annoncé que la Grande-Bretagne a créé un fonds de partenariat arabe qui se propose d’apporter assistance à la société civile, aux institutions de l’Etat et aux individus en Tunisie et dans les autres pays qui oeuvrent à établir une plus grande ouverture et participation politique, à consacrer les droits des citoyens et à promouvoir des institutions indépendantes, « facteurs essentiels à la construction d’une société stable, prospère et démocratique ».

Il a, en outre, fait noter qu’il « n’est pas du ressort de la Grande Bretagne ou de n’importe quel autre pays de dicter ou de déterminer la démarche ou la nature du changement dans la région », affirmant, en revanche, que son pays soutient les libertés et les valeurs démocratiques universelles qui sont essentielles à l’édification d’une société démocratique, « un objectif que le peuple tunisien poursuit avec tant de passion ».

Répondant aux questions des journalistes, M. Hague a affirmé avoir trouvé auprès du gouvernement tunisien une « sincère détermination » à aller de l’avant durant cette période de transition.

Il a souligné l’importance de prendre des décisions appropriées et d’engager les réformes nécessaires pour « accroître la confiance des investisseurs étrangers et promouvoir de nouvelles opportunités de partenariat ».

M. Hague a, en conclusion, réitéré la disposition du Royaume-Uni à offrir amicalement son aide à la Tunisie et à traiter avec elle sur les bases dictées par cette nouvelle situation.

Il s’agit, a-t-il dit, « de développer les nouvelles opportunités de coopération », notamment sur le plan sécuritaire ou encore de l’enseignement supérieur, « une coopération fondée sur des valeurs partagées ».

tap

Source Infotunisie.com

Le Royaume-Uni

Royaume-Uni
Royaume-Uni

Le Parlement tunisien appelé à permettre au président intérimaire, Foued Mebazaa, de gouverner sans lui

Le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi a appelé lundi les députés, réunis pour la première fois depuis la chute de Ben Ali, à adopter une loi permettant au président intérimaire, Foued Mebazaa, de gouverner par décrets-lois et de contourner ainsi un Parlement dominé par l’ex-parti au pouvoir.

« Ce projet de loi va permettre au président intérimaire (Foued Mebazaa) de prendre des décrets-lois, conformément à l’article 28 de la Constitution »

a déclaré Mohammed Ghannouchi devant les députés réunis en session plénière au palais du Bardo, siège du Parlement tunisien.

« Le temps est précieux. Ces décrets-lois, la Tunisie en a vraiment besoin pour écarter les dangers » qui menacent les acquis de la révolution populaire

a martelé le Premier ministre.

parlement tunisien
parlement tunisien

« La Tunisie est confrontée à des dangers. Il y a des personnes qui veulent faire revenir la Tunisie en arrière mais nous devons honorer nos martyrs qui se sont battus pour la liberté »

a-t-il insisté, appelant les 125 députés présents (sur 214 élus) à adopter le texte qui devrait passer mercredi devant la Chambre des conseillers (Sénat).

Les députés devaient se prononcer dans la journée sur ce « projet de loi portant habilitation du président de la République par intérim à prendre des décrets-lois », selon l’ordre du jour unique de la session.

A l’extérieur du palais du Bardo, des centaines de manifestants se sont regroupés pour réclamer la « dissolution du Parlement », dominé à 80% par le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l’ex-parti au pouvoir sous Zine El Abidine Ben Ali.

« Non à ce parlement qui ne représente plus le peuple », scandaient les manifestants.

« La révolution du 14 janvier a aboli tous les organes constitutionnels de l’ancien régime, dont le parlement. Nous voulons une assemblée constituante, qui sera chargée d’élaborer une nouvelle constitution et d’adopter les lois nécessaires à la transition »

a déclaré à l’AFP Rachida Ennaïfer, professeur de droit à Tunis.

Dimanche soir, sous la pression de la rue, le gouvernement a annoncé la « suspension » du RCD, avant une dissolution prochaine par la justice.

Pour des députés interrogés par l’AFP, cela ne devrait pas empêcher les élus du RCD de voter.

« La constitution stipule que +chaque député est le représentant de la nation entière+ (article 25), ce qui veut dire que les députés du RCD restent députés et représentants du peuple même s’ils ne sont plus RCD ou si le RCD est suspendu », a expliqué Hicham Hajji, un député du Parti de l’union populaire (PUP, opposition sous Ben Ali).

Mais le vote, attendu dans la soirée, « ne se fera pas sans débats », a-t-il ajouté, affirmant que l’atmosphère était « très tendue » dans l’hémicycle.

« Il y a des députés, y compris au RCD, qui réclament carrément la dissolution du parlement. D’autres qui ne veulent pas donner les pleins pouvoir au président intérimaire, d’autres encore qui craignent de perdre leur immunité » parlementaire,

a-t-il détaillé.

Le RCD occupe 161 des 214 sièges de l’Assemblée nationale.

parlement tunisien
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AFP / Romandie.com

Reprise du travail sous le régime de la double séance

Le Premier ministère rappelle, jeudi, que la reprise du travail sous le régime de la double séance dans les services extérieurs des ministères, des collectivités locales et des établissements publics à caractère administratif, sera à partir du lundi 7 février 2011 comme suit :

Du lundi au jeudi (double séance)

• La matinée : de 08H30 à 13h00

• L'après-midi : de 15h00 à 17H45

• Le vendredi et le samedi (séance unique): de 08H30 à 13H30.

Etant précisé que l'horaire du travail dans les services des administrations centrales dans les gouvernorats du Grand Tunis est fixé comme suit :

Du lundi au jeudi (double séance)

• La matinée : de 09h00 à 13h00

• L'après-midi : de 14H30 à 17H45

• Le vendredi et le samedi (séance unique): de 09h00 à 14H00.

(TAP)

Source Infotunisie.com