Le Premier ministre Ghannouchi a annoncé sa démission
février 27, 2011 par administrateur
Classé dans Actualités, Actualités nationales
Le premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi, dont les manifestants réclamaient le départ, a annoncé dimanche sa démission au cours d’une conférence de presse à Tunis.
« J’ai décidé de démissionner de ma fonction de Premier ministre », a déclaré M. Ghannouchi.
Il avait pris les rênes d’un gouvernement de transition après la chute le 14 janvier du président Ben Ali, chassé par la pression de la rue.
Il a declaré pour expliquer sa decision:
« je ne serai pas le Premier ministre de la répression. Je ne suis pas le genre de personne qui va prendre des décisions qui pourraient provoquer des victimes »
Des manifestations à Tunis réclamaient son départ depuis plusieurs jours. Les opposants lui reprochaient d’être trop proche de l’ancien président Ben Ali et de ne pas mettre en oeuvre des réformes.
Ces journées de contestations et de violences dans la capitale tunisienne ont occasionné la mort de cinq personnes et des dizaines de blessés.
Le 25 février, une manifestation de masse, estimés à quelque 100.000 personnes, avait envahi le centre de Tunis pour réclamer le départ de son gouvernement. Et l’annonce de la tenue d’élections en juillet n’avait pas calmé les protestataires.

Mohamed Ghannouchi
Tourisme en Tunisie : Il faut venir à la rencontre du peuple tunisien
février 21, 2011 par administrateur
Classé dans Actualités Tourisme
Mehdi Houas, ministre du Tourisme, invite les Français à revenir en Tunisie, où le tourisme représente 350.000 emplois directs.

Tunisie
Interview par 20minutes.fr:
La campagne de promotion «I love Tunisia» destinée à faire revenir les touristes porte-t-elle ses fruits ?
Nous l’avons lancée le 14 février et le site Go Voyages a déjà annoncé que la Tunisie était à nouveau en tête de ses destinations. En Tunisie, le tourisme est vital. Il représente 7% du PIB et 350.000 emplois directs. Au total, environ 30% de la population en vit. Sur les 7 millions de touristes annuels, 1,4 millions sont Français. C’est important de compter sur eux.
Quel message leur envoyez-vous?
Mon message est citoyen. La Tunisie a toujours le même visage, les même plages, le désert. Mais en plus, il y a un peuple qui s’est levé avec dignité. Cela vaut le coup de venir à sa rencontre.
La révolution du Jasmin va-t-elle changer le visage de la destination?
Je veux injecter des moyens dans le Sud du pays. Avant on parquait les touristes dans des stations balnéaires. Aujourd’hui, nous allons ouvrir la Tunisie profonde. Les touristes vont venir à la rencontre des traditions. Beaucoup de sites romains ou carthaginois ne sont pas visités car un peu trop proches des zones rurales de l’intérieur et des problèmes sociaux que le gouvernement précédent voulait cacher. Je veux développer ce tourisme plus rural avec par exemple des maisons d’hôtes.
Néanmoins la France n’a pas levé ses restrictions sur le sud du pays…Le gouvernement français n’a pas eu le discernement de libérer cette zone alors que l’Allemagne ou l’Italie l’ont déjà fait. Le maintien de ces restrictions paralyse l’appareil économique car le tourisme printanier et estival se réserve dès maintenant. En outre, toutes les garanties de sécurité sont là.
Même avec les manifestations anti-gouvernementales de ce week-end?
Moi je m’en réjouis. Il n’y a pas eu de débordements et cela montre que nous sommes dans un pays libre. Désormais il va falloir s’habituer à la liberté de ton de la société tunisienne.
Que deviennent les hôtels possédés par les Ben Ali et les Trabelsi?
Il y a plus de 550 hôtels en Tunisie. Les Trabelsi en détenaient 25 qui sont désormais sous le contrôle de l’Etat. S’ils ont été volés il faudra les rendre à leurs propriétaires, sinon ils reviendront au peuple.
Que pensez-vous de la réaction agacée de l’ambassadeur de France Boris Boillon?
Je n’ai pas de commentaire à faire sur un diplomate nommé par le gouvernement français. Mais je peux vous dire que j’essaie d’intensifier la coopération avec la France et le dialogue d’égal à égal. Si c’est son profil, il sera le bienvenu.
Allez-vous continuer la politique après les élections?
Non. Je ne suis pas un homme politique. Dans la situation actuelle, il fallait un entrepreneur qui retrousse ses manches. C’est ce que je fais. Je pense qu’une fois les élections passées, il faudra un personnage plus politique.
Source: 20minutes.fr
Tourisme. Sondage. 44 % des Français qui souhaitaient aller en Tunisie iront ailleurs
février 7, 2011 par administrateur
Classé dans Actualités Tourisme
Un sondage CSA, pour un site internet de voyage révèle que 44% des Français interrogés qui comptaient se rendre en Tunisie dans les 12 prochains mois vont changer de destination et d’autres pays vont bénéficier de ce boycott.
Ils ne seraient que 9,8 % à avoir décidé de maintenir leur voyage. Dont 3,3 % « en dépit des troubles actuels », et 6,5 % « dès la fin » des troubles.
45 % annulent leur voyage à l’étranger
Ce changement de destination, selon le site qui a commandé le sondage, profiterait principalement au Maroc, à la France, à la Turquie et à l’Espagne. Enfin, 45 % des personnes interrogées ont tout simplement choisi d’annuler leur voyage à l’étranger (ni Tunisie, ni changement de destination). « Cela veut dire qu’ils ne partent plus du tout, [...] où qu’ils vont partir mais en France dans leur famille », selon le site de voyages.
Ce sondage a été réalisé les 26 et 27 janvier auprès d’un échantillon de 1.012 personnes représentatives de la population résidant en France métropolitaine, âgée de 18 ans et plus.

sondage
Source: tf1.fr, letelegramme.com
La revolution tunisienne Reportage Sur M6
janvier 24, 2011 par news
Classé dans Actualités
http://www.facebook.com/video/video.php?v=1767253910775&oid=56890093641&comments&ref=mf
Rues désertes, rideaux baissés, chars à tous les carrefours. Quand Aïda Touihri, la présentatrice de « 66 minutes » débarque à Tunis, au lendemain du départ de Ben Ali, la capitale vit au rythme du couvre-feu, de la pénurie de nourriture et des fusillades sporadiques.
Avec le flottement du pouvoir, c’est aussi le règne de l’arbitraire : la journaliste, elle-même d’origine tunisienne, sera mise en joue par des militaires. Mais la population tunisienne doit aussi s’organiser. Comment se protéger des policiers de l’ancien régime, qui cherchent encore à plonger le pays dans le chaos ?
Pour assurer leur sécurité, les habitants s’organisent en milices de quartiers. Aïda Touihri et son équipe suivent durant toute une nuit une de ces patrouilles d’auto-défense qui traquent aussi les anciens «mouchards » de la dictature. Devant sa caméra, un jeune homme arrêté par l’armée est hué par la foule, il échappera de peu au lynchage.
La présentatrice de « 66 minutes » se rend aussi dans les quartiers chics où le peuple laisse éclater sa colère après des années d’oppression d’un pouvoir corrompu. Les propriétés des dignitaires de l’ancien régime sont incendiées, mises à sac. Comme cette discothèque aux dimensions pharaoniques, construite en bord de mer par un membre de la famille de Leïla Trabelsi, l’épouse de l’ex-président.
Aïda Touihri va également à la rencontre de cette nouvelle génération de Tunisiens qui a renversé la dictature et qui veut maintenant avoir voix au chapitre. Elle a pu accompagner sous les ors du pouvoir Slim Amamou, 33 ans, blogueur et tout nouveau secrétaire d’Etat à la jeunesse. Il y a une petite semaine, il était encore en prison à cause de son combat pour la liberté.
Comment Ben Ali a été débarqué du palais de Carthage
janvier 18, 2011 par administrateur
Classé dans Actualités Diverses
Vendredi 14 janvier. Dans la matinée, c’est un Zine El Abidine Ben Ali aux abois qui se replie sur son palais de Hammamet. Il y convoque certains membres de son gouvernement et quelques conseillers. Une équipe de la télévision tunisienne est également présente sur les lieux.
Autour du palais, le général Ali Sériati chef de la sécurité du président, veille au grain. Ses sbires quadrillent le quartier où se situe la résidence présidentielle, armes à la main. Zine El Abidine Ben Ali convoque Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la présidence et Abdelwahab Abdallah, son conseiller politique et allié sans faille du clan Trabelsi.
Il les informe que la situation échappe à tout contrôle et qu’il sera dans l’obligation de sacrifier quelques têtes. Les rapports qui lui parviennent des services de sécurité font état d’une révolte généralisée dans le pays. La foule serait en train de marcher sur le Palais de Carthage à Tunis.
Les deux hommes effarés acquiescent dans un premier temps avant de se rebiffer et de demander la tête du chef du gouvernement Mohamed Ghannouchi. Le président hésite un moment et finit par trancher. Son téléphone n’arrête pas de sonner. C’est Leila Trabelsi qui depuis Dubaï l’incite à résister. Elle lui dit qu’il peut compter sur les milices de ses frères ainsi que sur l’appui des pays du Golfe. Ben Ali ne veut plus la prendre au téléphone.
Ben Ali demet ses deux conseillers, mais cela ne calme pas la rue. La foule demande clairement le départ de Ben Ali.
Deux heures après, il démet le gouvernement Ghannouchi avant de le renommer.
La veille, le président avait été lâché par deux figures de son régime : le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjan et le général de corps d’armée, chef de l’état-major Rachid Ammar. Tous les deux forment un axe solide qui demande au président de partir pour éviter le bain de sang. Au milieu de l’après-midi, le général Rachid Ammar informe le président Ben Ali que l’armée sera obligée de décréter un couvre feu général et que dans trois heures elle procédera à la fermeture de l’espace aérien.
Kamel Morjan appuie les propos du général Ammar. Il dit au président que si jamais d’autres victimes civiles venaient à tomber sous les balles de la sécurité, les Américains vont définitivement lâcher le régime et appliquer des sanctions. C’est alors qu’Abdelaziz Ben Dhia intervient et réussit à convaincre le président de «s’éclipser » quelques jours pendant lesquels la Tunisie sombrerait dans le chaos.
Plusieurs attentats seraient alors organisés et imputés aux islamistes. Le RCD organiserait dans la foulée des marches monstres demandant le retour du sauveur. Ben Ali se laisse convaincre.
Il pense tout d’abord rester en Tunisie, puis se résigne à la quitter.
Dans un premier temps, c’est Malte qui est choisie parce que toute proche de Tunis. Et puis, c’est pour Paris que Ben Ali opte finalement. Là-bas, il pense pouvoir bénéficier d’une grande couverture médiatique. Alors qu’il est escorté par des éléments de sa garde rapprochée jusqu’à son avion, le premier ministre Mohamed Ghannouchi est « obligé » d’enregistrer un message au peuple tunisien où il annonce que le président Ben Ali renonce temporairement au pouvoir.
Avec le général Ali Sériati, Abdelaziz Ben Dhia veille sur le déroulement de la cérémonie. Le plan est diabolique. Mais, c’est sans compter sur la détermination du duo Ammar-Morjan. Dans la soirée, les Américains font pression sur les français pour qu’ils n’accueillent pas le président déchu, alors que Hilary Clinton appelle le prince Nayef Ben Soltane pour accueillir Ben Ali. Au même moment, une réunion houleuse se déroule à Tunis. Le général Rachid Ammar fait savoir que l’armée garantira le respect de la constitution. Les ténors du RCD en viennent aux mains. Ben Dhia est pris d’un malaise. Abdelwahab Abdallah est mis en résidence surveillée chez lui.
Aux premières heures du matin, l’ordre constitutionnel est rétabli sous la pression des deux amis Kamel Morjan et Rachid Ammar. Exit donc Ben Ali. L’empêchement se mue en vacance du pouvoir et le président du parlement Fouad M’bazaa, cardiaque et désintéressé, est proclamé par la Cour constitutionnelle président de la République. Pris de cour, le général Sériati et les sbires de Ben Ali fuient un peu partout. Ils veulent organiser le maquis. Ordre leur a été donné de « brûler » la Tunisie. Un scénario qui ne sera pas mené à termes. L’armée et les citoyens fraternisant ont sauvé le pays du Jasmin d’une catastrophe.
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