Tunisie : KAIROUAN - Tunisie

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KAIROUAN la ville de plus ancien monument islamique de Tunisie

Posté vendredi 30 janvier 2009 à 16:24 (#1) L'utilisateur est hors-ligne   mimmo06 

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KAIROUAN

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c'est une ville du centre de la Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle se situe à 150 kilomètres au sud-ouest de Tunis et a 50 kilomètres à l'ouest de Sousse .


LA GRANDE MOSQUEE OKBA IBN NAFAA

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Au centre de la Tunisie, Kairouan fut le point de départ de la conquête musulmane. Proclamée ville sainte, Kairouan vit naître de nombreux édifices religieux. La Grande mosquée de Kairouan est d'ailleurs le plus ancien monument islamique de Tunisie, l'étage inférieur de son minaret, daté du VIIIe siècle, serait la plus ancienne construction du genre subsistant dans le monde musulman.


LA MOSQUEE DES TROIS PORTE

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Kairouan est également la ville du tapis, artisanat très développé. Goûtez aussi les makrouds, pâtisseries roulées aux dattes. Enfin, ne ratez pas la mosquée des Trois Portes. Cette ville, qui a su garder son charme et ne pas vivre que pour le tourisme, vous enchantera par sa simplicité et sa richesse.

Kairouan est le premier centre de fabrication artisanal en employant plus de 23 000 personnes (surtout des jeunes femmes) sur un total de 28 000 travaillant dans le secteur de l'artisanat.


LES TAPIS

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Le tapis stricto sensu est aussi précisé « tapis de Kairouan » car sa fabrication a commencé au XIXe siècle dans cette ville du centre de la Tunisie. Même si la fabrication de tapis concerne d'autres villes telles que Ksibet el-Médiouni, Gabès ou Bizerte, Kairouan reste le principal centre de fabrication.


Son histoire, ses écrivains, ses monuments


Comme un petit ouvrage, narrer toute une ambiance, une atmosphère… Fureter dans ce que furent les existences des poètes et des écrivains à cette période-clef de l’Islam dont Kairouan est la capitale, c’est aussi être dans l’aire du temps de cette année «capitale culturelle islamique»… Continuer à notre manière de conter cette fabuleuse histoire de Kairouan, merveilleuse et définitivement intemporelle… A chaque page, son histoire puisée de la grande et plongée dans ses hommes illustres…


Nous voici avec Al-Mâzari (1061-1141): Originaire de Mazars en Sicile, son père et lui émigrent en Tunisie. Témoin de l’invasion hilalienne et du rétrécissement du royaume, il accompagne l’école kairouanaise repliée à Sfax avec al-Lakhmi (mort en 1085) et à Sousse avec Ibn-al Sa’igh (mort en 1093).

LA MOSQUEE DE SIDI ESSAHBI

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Al- Maazari, célèbre... jurisconsulte soucieux de perfectionnisme. Encyclopédique et doué, nous lui devons Kitab al-mou’lim bi fawaid Sahih mouslim (Information de ce qui est utile dans le Sahih de mouslim) ouvrage composé à partir de notes du temps où l’auteur était étudiant, prises au cours du commentaire des dits prophétiques rassemblés par Muslim, mort en 873. Premier livre commentaire connu au Maghreb, l’auteur avec son le livre sur la foi édité par Mohammed al-Chedly Ennaïefer (1976); «Al mou’in ala al talqin (une aide au sujet du livre «l’instruction», écrit par le juge Abdelwahab né à Baghdad en 973 et mort au Caire en 1031. Le texte d’Al-Mazari contient 150 p et reste encore à l’état de manuscrit.


Ta’liq ala Ala Moudawana (Interprétation du grand recueil de Sahnoun) lui aussi encore en manuscrit ( 277p). Il est aussi auteur d’un traité de méthodologie juridique: Idhah el_mahsoul fi bourhân al-oussoul li-Abi al Maâli al Jouwayni (Mise en évidence des résultats dans le livre: La preuve des bases de Abou’l Maâli al-Jouwani, auteur ayant vécu à Nisapour de 1028 à 1085). Kachf el ghita an lams El Kadha (levée du voile sur le toucher) est une consultation juridique officielle ou Fatwa de quinze pages pour refûter Ibn al-Tabban…

Kairouan encore et toujours des Fatimides


LA MEDINA

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La dynastie des Fatimides n’a régné sur l’Égypte que durant deux siècles, de 969 à 1171. L’origine de cette famille est à la fois obscure et mystérieuse. Ils prétendaient descendre de Fatima la fille du Prophète — d’où leur nom —, et de son époux Ali, cousin de Mohammed… Ce n’est d’ailleurs qu’au milieu du IXème siècle que l’un d’eux apparut sur la scène de l’Histoire, à la tête d’une secte chi’ite nimbée de mystère, les Ismaéliens. Il s’appelait Abdallah. Chassé de ses terres du Khûzistân, il s’était installé en Syrie, d’où il avait pu poursuivre sa propagande religieuse et politique: les Ismaéliens considéraient les califes abbassides de Bagdad comme des usurpateurs, et attendaient la venue d’un sauveur, le mahdî («celui qui est guidé par le Bien»).

Peu à peu, la secte avait essaimé très loin hors de Syrie, formant des cellules secrètes de l’Algérie au Yémen et au Pakistan. L’une d’elles, florissante en petite Kabylie (Algérie), avait fini, après sept ans de guerre, par vaincre l’émir de Kairouan et à conquérir la Tunisie. En 910, ‘Abdallâh, le chef de la secte, avait fait son entrée à Kairouan et avait été proclamé calife sous le nom de Abdallah al-Mahdi.

Dans les années suivantes, ce califat chi’ite-ismaélien s’était étendu de la Tunisie jusqu’à la côte atlantique du Maroc, et même en Sicile, conquise par les Arabes au siècle précédent. De leurs résidences de Kairouan, le calife puis son successeur, de plus en plus puissants et toujours soucieux d’abattre le califat de Bagdad, avaient tenté, vainement, de progresser jusqu’au Nil. Lorsque les Fatimides s’installèrent en Ifriqiya en 909, ils n’accordèrent pas une importance particulière à Kairouan.

Le pouvoir chiite se heurte à une résistance farouche de la population kairouanaise attachée depuis longtemps au sunnisme. Et en 909 toujours, les Fatimides menés par Abu Abdallah el Chii, s’emparent de l’Ifriqiya et font de Kairouan leur résidence. Mais la ville perd son statut avec la fondation de Mahdia sur la côte orientale et sa proclamation comme capitale du califat fatimide. Mais les tensions ethnico-religieuses avec la population strictement sunnite de la ville obligent les Fatimides à abandonner Kairouan qui perdit de son importance au profit de Mahdia. Mais rien n’atteste que le développement de la ville fut ralenti. Al Mouez édifia un aqueduc qui approvisionnait les citernes en eau potable après avoir alimenté sa capitale Sabra al-Mansouriya, bâtie à 2 km au Sud est de Kairouan par le troisième calife fatimide al-Mansour.

Le diamètre de la ville atteint quatre kilomètres environ et l’on comptait une quinzaine d’artères émanant toutes de la Grande Mosquée engendrant une configuration circulaire, ce qui laisse supposer que le plan de la ville s’est inspiré de celui de Bagdad, la ville ronde. Après la conquête de l‘Egypte par les Fatimides 968 Al-Mouez Lidinallah al-Fatimi transféra le siège de son califat au Caire en 971. Il confia l’administration de l’Ifriqiya à l’un de ses fidèles Ibn Ziri chef de la tribu de Sanhaja. Les premiers émirs Zirides ont gouverné la province des califes fatimides, mais le quatrième souverain ziride (1047) Al-Mouez Ibn Badis va rompre avec le calife Fatimide du Caire pour reconnaître le suzeraineté du calife Abbasside de Bagdad.

LE BASSIN DE KAIROUN ( la feskia )

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A titre de représailles, le souverain Fatimide livra l’Ifriqiya aux tribus hilaliennes qui la saccagèrent en l’an 1057 et chassèrent ses populations…Ils y avaient en outre construit un point d’appui pour rejoindre l’Egypte entre 972-973 où ils fondent le Caire nouveau centre du califat. Entretemps intervient la prise de Kairouan par l’ibadite Abou Yazid’ qui parvient ainsi, avec l’aide de la population sunnite de la ville, à interrompre brièvement l’hégémonie des Fatimides de 944 à 946. Au milieu du XIème siècle, Kairouan dépasse les 100 000 habitants. Son approvisionnement en eau est assuré par un réseau de canalisations provenant des montagnes environnantes et un grand nombre de citernes réparties dans la ville et en-dessous de la Grande mosquée. Les grands réservoirs datant de l’époque aghlabide sont encore visibles de nos jours.

Après le retrait définitif des Fatimides, c’est une dynastie vassale de ces derniers, les Zirides, qui prend le pouvoir en Ifriqiya. Muizz ibn Badis (1016-1062), son plus illustre représentant, mène une politique en faveur de la population sunnite et la ville connaît alors la dernière période d’épanouissement de son histoire. En effet, en 1054 les Fatimides du Caire organisent une expédition punitive contre les Zirides devenus dissidents: les tribus bédouines des Hilaliens et des Banu Sulaym fondent sur la ville, la détruisant presque entièrement. En 1057, Muizz ibn Badis s’enfuit à Mahdia et livre Kairouan et ses environs au pillage


Du califat de Kairouan

En 910, la dynastie des Aghlabides, qui règne en Ifriqiya (la Tunisie actuelle) tout en reconnaissant l’autorité nominale du calife abbasside de Bagdad depuis 800, est renversée par un soulèvement des tribus berbères Kutama, qui proclament ‘Ubayd Allah seul calife légitime. Ces Berbères ont été convertis au chiisme par un prédicateur missionnaire comme il y en avait beaucoup à cette époque.

En effet, depuis la fin du VIIème siècle, la communauté musulmane (Umma) est partagée entre ceux qui veulent que le «successeur» (khalifa, d’où vient le mot calife) de Mahomet (ou Muhammad) appartienne à sa descendance par Ali, son cousin et gendre, et par Fatima, sa fille (d’où le nom de «Fatimides»), et ceux qui estiment qu’un membre de sa tribu (Quraysh) convient parfaitement. Les ‘Alides sont écartés du pouvoir après l’assassinat de Ali (661) au profit de la dynastie omeyyade: ils passent alors dans l’opposition, parfois armée, et mènent une active propagande contre le régime omeyyade de Damas puis abbasside de Bagdad.


LE ROND POINT DE KAIROUN

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Le coup d’Etat de Kairouan, en 910, est l’une des manifestations de cette division originelle de l’Umma. Pour la première fois, dans l’Islam médiéval, deux personnes revendiquent en même temps le titre de calife et la légitimité du pouvoir sur tous les musulmans : la division politique de la communauté est consommée....

La fabuleuse histoire de bir barouta,

L’on raconte que bir… Et nous vous passons la narration
Puits le plus ancien de Kairouan, Bir Barouta fusionne de légendes et la date de sa construction l’histoire de ce puits. Le nom de bir ruta déformé en Baruta n’est mentionné pour la première fois qu’au XIème siècle. Certaines sources écrites relatives à l’histoire de Kairouan attribuent son édification au gouverneur Abbasside Harthama en l’an 796… L’édifice actuel qui abrite ce puits date de la période Mouradite.

Une inscription en attribue la restauration à Mohamed bey Ibn Mourad (en 1690) Bir Barouta est actionné par un chameau tournant une roue pour tirer l’eau d’un puits. On prétend que le puits communique avec La Mecque. Routa est le nom du chien du Prophète.. Cette salle est couverte d’une coupole sur trompes qui s’inspire des premières coupoles kairouanaises du IXème siècle. On relève également des logements et une salle de prières à laquelle est extérieurement adossée une fontaine avec abreuvoir.

Sources historiques: IMA, Universalis

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