Tunisie : Oulaya, 20 ans déjà... - Tunisie

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Oulaya, 20 ans déjà...

Posté vendredi 19 mars 2010 à 10:34 (#1) L'utilisateur est hors-ligne   sirene 

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Il y a 20 ans, jour pour jour, disparaissait une des plus belles voix féminines tunisiennes, ses tubes qu'elle a chanté ou repris et qui resteront à jamais gravés dans la mémoire collective. A une certaine époque la star de la chanson tunisienne, était parvenue, grâce à une voix hors du commun, à se faire une renommée dans le monde arabe.

Oulaya, de son vrai nom Beya Bent Béchir Ben Hédi Rahal, née le 4 novembre 1936 à Tunis et décédée le 19 mars 1990.
Oulaya appris la musique à la Rachidiya auprès de Salah el Mahdi, son talent éclate au sein de l'orchestre de la Radio Tunisienne puis avec le compositeur Ridha El Qalaï. Son répertoire compte plusieurs mouwachah et qacid et chansons.

Biographie
Oulaya, de son vrai nom Beya Bent Béchir Ben Hédi Rahal, est née le 4 novembre 1936 à Tunis. Sa mère est Khédija Bent Mohamed Abdelkader Nahada, surnommée Anissa.
Oulaya était le troisième enfant d'une famille qui comptait cinq frères et sœurs : Samira, Rafï, Beya, Tahia et Ghousn.
Son oncle M. Abdelmajid Errahal, infirmier en chef à l'institut Pasteur de Tunis, n'avait pas d'enfant, adopta Beya. Elle passa donc son enfance et sa jeunesse chez son oncle, dans une maison de la rue de Bab-Saâdoun, tout juste devant la rue des Arcs (ou Bab Lakouess), où j'habitais.
Oulaya, que j'ai connue depuis sa tendre enfance, était donc ma voisine.
Son frère Rafï, que j'ai connu aussi tout jeune, était à la même école que moi : l'annexe du collège Sadiki, à la Kasbah. Son directeur s'appelait M. Natali et son fils Alain.

A Hammam-Lif
Oulaya passa une assez longue période à Hammam-Lif. Elle avait poursuivi ses études dans une école de la banlieue sud, et avait pour camarade de classe la sœur de la grande comédienne tunisienne, Mouna Noureddine.
A l'école, Oulaya s'était distinguée en interprétant des chansons scolaires, par sa voix suave. Une occasion en or s'offrit à elle pour chanter et se faire connaître par le public, lorsque le virtuose du violon, Ridha Kalaï, épousa Samira, sa sœur aînée. Il s'était vite aperçu de la superbe voix de sa belle-sœur Oulaya et ne tarda pas à lui composer une chanson Dhalamouni habaïbi : une chanson qu'elle s'empressa d'enregistrer à Radio-Tunis.
La chanson connut un succès sans précédent. Le public se demandait qui était cette nouvelle chanteuse. En cette période, Beya ou Oulaya se cachait derrière le pseudonyme Fatat El Manar.

Le pour et le contre
Après ce succès très significatif, Ridha Kalaï lui mit en musique un deuxième tube écrit par Mohamed Abdelkéfi Ya kalbi ach bakkak.
Lorsque Oulaya interpréta ses premières chansons, elle était encouragée par son père, le grand comédien Béchir Errahal, un des pionniers du théâtre tunisien. Un grand monsieur qui était à l'origine de la découverte de plus d'un comédien. Sa mère, en revanche, était opposée à ce que sa fille se consacre à une carrière artistique.

L'appel de Salah Mehdi
En ce temps-là, le grand musicien Salah Mehdi, directeur de la Troupe musicale de la Ville de Tunis, était à la recherche de nouveaux talents dans le domaine de la chanson, pour enrichir sa troupe. Hassen Gharbi et Abdessattar Ben Aïssa, deux musiciens bien connus, avaient informé Salah Mehdi qu'ils avaient découvert l'oiseau rare. Les deux musiciens avaient, en effet, assisté à une cérémonie de mariage où chantait Beya, la fille du grand comédien Béchir Errahal. Celle-ci avait une jolie voix qui augurait d'un avenir prometteur dans la chanson.
Salah Mehdi les chargea de l'inviter à se présenter au siège de la Rachidia.
Salah Mehdi l'accueillit et lui demanda de chanter. Elle interpréta Barhoum qui était à l'origine du succès de la chanteuse libanaise Najah Salem.

A la Rachidia
Emerveillé par sa jolie voix, le grand musicien Salah Mehdi ne tarda pas à l'introduire au sein de la Rachidia. Il invita Ahmed Chafik Abou Aouf, président du haut comité de la musique arabe au Caire, et le grand ténor égyptien Mohamed Abdelmotaleb qui se trouvaient tous les deux à Tunis, à assister à un concert public, qui eut lieu dans la salle Ahmed-El-Wafi, au siège du conservatoire de musique de Tunis.

Au Caire pour la 1ère fois
Lors de ce concert, Oulaya interpréta Kassi kassartou bidaya, paroles de Mahmoud Bourguiba et musique de Salah Mehdi. A la fin du concert, Ahmed Chafik Abou Aouf félicita Oulaya et lui proposa de venir au Caire.
Au pays du Nil, Abou Aouf organisa au siège du Conservatoire de la musique arabe un concert où Oulaya, accompagnée de la troupe du conservatoire dirigée par le maestro Abdelhalim Nouira, interpréta en présence de critiques et d'artistes égyptiens un dawr de Daoud Hosny Ya talaa essaed efrahli. Un essai fort concluant de Oulaya qui fut apprécié parmi les artistes de la Troupe de la musique arabe. Ce fut un grand honneur pour la jeune artiste tunisienne.

Avec les grands musiciens
Au bout de quelque temps, Oulaya changea de créneau. Elle délaissa la chorale de la troupe et s'en alla chanter ses propres chansons dans les concerts publics.
Les grands musiciens égyptiens ne tardèrent pas à lui mettre en musique plusieurs tubes à succès comme: Damaâ aïni damaâ de Baligh Hamdi, Tarh el hawa de Mohamed El Mougi, Alli gara de Helmy Baker, Ghali wallah ghali d'Ezzeddine Hosny et La malama de l'artiste palestinien Riadh El Bondok.
Oulaya, qui passa douze ans au Caire, a été décorée par le Président égyptien disparu Mohamed Anouar Essadate, après avoir interprété une chanson patriotique Habayeb Misr.
Elle s'est produite durant un mois dans différentes régions du Maroc. Elle fit la connaissance de plusieurs chanteurs et musiciens marocains, dont le célèbre compositeur El Baydhaoui qui lui mit en musique un kassid intitulé Adha étanaï.
Durant son séjour au Maroc, la vedette Oulaya a été reçue par la famille royale marocaine.

Théâtre et cinéma
La grande vedette de la chanson, disparue prématurément, joua la comédie au théâtre et au cinéma.
Au théâtre, elle a incarné le personnage d'Esméralda dans la pièce Notre-Dame de Paris du plus illustre poète et écrivain du XIXe siècle, Victor Hugo, aux côtés de son père Béchir Errahal et du comédien Mohamed El Hédi. Cette pièce a été adaptée en arabe et présentée au Théâtre municipal. Elle joua aussi dans une pièce intitulée Un sourire et mille larmes.
Au cinéma, Oulaya a joué la première fois dans un moyen métrage Une page de notre histoire d'Omar Khlifi. Ensuite, dans un long métrage Oum Abbès de l'écrivain M'hamed Marzouki et du cinéaste Ali Abdelwaheb, aux côtés de Zohra Faïza et Hattab Dhib.
Le film est sorti pour la première fois le 24 janvier 1970 au cinéma Le Palmarium à Tunis.
Au Caire, Oulaya a joué en compagnie du chanteur Mohamed Nouh et de la comédienne Safa Abou Saoud dans le film Al Mazika fi khatar (la musique en danger) réalisé en 1976 par Mahmoud Férid.
Après une riche carrière de vedette de la chanson, Oulaya s'étaignit subitement le 19 mars 1990, à l'âge de 54 ans.

Ses Tubes :
Al-hobb Nadhra
Atthadek
Galou Zina amal Hala
Khali Badalni
Khali Youkoulou Ach Yehem
Mahla Chatek Ya Raoued
Nas Liha Bakht
Om El Hassan Ghannet
Safrou Mawadaouni
Ya Khlila
Ya El AAYOUN Ezzargua
Ya medaween ennas
Bani Watani

Source : Journal La Presse du 20 août 2007

Paix à ton âme Oulaya.

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Posté vendredi 19 mars 2010 à 10:41 (#2) L'utilisateur est hors-ligne   cham3a 

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Paix a son âme.

Dans ses tubes je vois pas une très belle chanson "assa7ira " c'est un poème de Jaafar Majed superbe !
La beauté est relative. Le plaisir, la joie, ou la douleur même illumine le visage
et lui donne un genre de beauté qui vient de l'intérieur.
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Posté vendredi 19 mars 2010 à 11:28 (#3) L'utilisateur est hors-ligne   Mikis 

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pardon d'être en désaccord sur ce point : Oulaya une belle voix ?
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