Le constructeurjaponais Toyota a annoncé, mercredi 4 novembre, son retrait immédiat dela formule 1 pour des raisons économiques.
En proie à une forte baisse de ses ventes en raison de la récessionplanétaire, le premier constructeur mondial continue de compresser sesdépenses, après avoir réduit ses effectifs sous contrat temporaire etfait tourner ses usines au ralenti au plus fort de la crise.
Le retrait de Toyota porte un nouveau coup rude à la formule 1, deuxjours après le départ du fournisseur officiel de pneumatiquesBridgestone, qui ne renouvellera pas son contrat expirant fin 2010. Ilpoursuit en outre la politique d'abandon des sports automobiles menéepar les industriels japonais. Subaru et Suzuki ont quitté lechampionnat du monde des rallyes et Kawasaki n'aligne plus d'équipedans la catégorie prestigieuse de Moto GP.
Pour les mêmes motifs économiques invoqués par tous ces constructeurs, le circuit international Fuji de Tokyo a renoncé, en juillet, à organiser le Grand Prixdu Japon de F1 en 2010 et après. Honda avait lancé le mouvement l'annéedernière en se retirant du championnat de F1, où Toyota demeurait ledernier représentant japonais, après avoir reconnu qu'il avait envisagéun retrait. Motoriste de Williams cette année, Toyota a en outre vul'écurie britannique annoncer la fin de leur collaboration.
Depuis son entrée en formule 1 en 2002, le premier constructeurautomobile du monde n'a pas réussi à remporter la moindre course et ce,malgré un budget annuel estimé à 300 millions de dollars (quelque 203millions d'euros).
Le départ de Toyota ouvre la porte au retour de BMW-Sauber, inscritecomme équipe de réserve en vue de la prochaine saison et dont lesnouveaux propriétaires suisses entendent prendre place sur la grille.

Aide

Blue
Green
Red
Black













