Maroc : une explosion en plein coeur de Marrakech faisant plusieurs morts

avril 28, 2011 par  
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Une forte explosion a eu lieu, jeudi 28 avril en milieu de journée, dans le café Argana, situé sur la grande place centrale Djemaa el Fna de Marrakech, un lieu très prisé des touristes, selon les premières informations disponibles, cette explosion a fait plusieurs morts et des dizaines de blessés et elle aurait été provoquée par un attentat Kamizake selon les sources officielles marocaines

Les secours et services de sécurité ont été déployés sur place et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’explosion.

Marrakech, ancienne ville impériale située au pied des montagnes de l’Atlas, est le plus important centre touristique du Maroc.

Café Argana de Marrakech

Café Argana de Marrakech source: Outcast Digital

Café Argana Marrakech

Café Argana Marrakech : Source : Outcast Digital

Café Argana Marrakech Source Lcibuzz

Café Argana Marrakech Source Lcibuzz

Restaurant Argana

Tunisie « Les chemins de la democratie » Emission Le monde en Marche sur France 5

avril 24, 2011 par  
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France 5 propose, dimanche 24 avril 2011 à 20 heures 35, le magazine « Le monde en marche ».

Une émission entièrement réalisée depuis la Tunisie.

Tunisie : les chemins de la démocratie.
Documentaire de 54′ réalisé par Alexis Marant et produit par Capa, avec la participation de France télévisions. 2011.

En Tunisie, Hervé Chabalier rencontre les acteurs de la révolution qui a envahi les pays arabes. Ils témoignent sur le virage qu’a amorcé leur pays vers la démocratie. Au sommaire : Mondovision. – Reportage : la Turquie, un modèle pour le monde arabe ? – Rencontre avec deux photo reporters tunisiens.

Après 23 années de dictature et de censure, les Tunisiens parviendront-ils à installer une démocratie qui convienne à tous ? A quoi cette deuxième république pourrait-elle ressembler ? Pour tenter de répondre, Hervé Chabalier a rencontré certains de ceux qui ont mené la révolution, des policiers et des nouveaux ministres de ce gouvernement dit  » provisoire « . Si un vent nouveau souffle sur la Tunisie, des craintes apparaissent, comme le danger potentiel que représentent les islamistes, longtemps pourchassés sous Ben Ali, qui prêchent aujourd’hui librement dans les mosquées. Pour mesurer la réalité de ce que certains considèrent comme une menace dans ce pays où l’émancipation des femmes est donnée en exemple au reste du monde Arabe, Hervé Chabalier s’est entretenu avec l’un des cofondateurs du parti islamiste  » Enahda « …

La séquence  » Photo reporter  » suit deux jeunes tunisiens, Selim et Rim, photographes et révolutionnaires. Tous deux font partie du collectif « Dégage », qui exposera très prochainement en France et en Europe des clichés inédits de la révolution.

On part ensuite pour la Turquie, pour tenter de comprendre ce fameux modèle Turc, dirigé par un parti islamiste mais où le principe de laïcité reste garanti par l’état.

Dimanche 24 avril sur France 5 – 20h35

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Libye : Analyse de la situation par le premier ministre tunisien

mars 23, 2011 par  
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Interrogé par le magazine Marianne, Béji Caïd Essebsi, premier ministre tunisien, récemment nommé, analyse la situation en Libye avec une grande sérénité, malgré ce constat incroyable : 160 000 immigrés libyens en Tunisie, ça représente l’équivalent de un millions d’immigrants en France.
Le bouillonnement arabe a fait émerger beaucoup de visages mais peu de figures emblématiques. L’histoire retiendra le nom du jeune diplômé, Mohammed Bouazizi, qui en se donnant la mort a donné vie aux révolutions et celui de Béji Caïd Essebsi, premier ministre de la Tunisie depuis trois semaines. Il s’est mis en tête de façonner de toutes pièces une démocratie dans un pays arabe et musulman.

Béji Caïd Essebsi

Béji Caïd Essebsi

Du jamais vu de mémoire d’éternité. A peine établi au pouvoir, une guerre d’envergure éclate à ses frontières.

Marianne: Vous commencez mal votre mandat, Si el Béji, une guerre civile à vos frontières.

BCE :Il faut voir les choses dans la durée, et non pas au jour le jour. L’important est d’éviter une partition de la Libye en deux pays ou plus.

Marianne: Etes-vous pour ou contre l’intervention militaire des puissances occidentales ?

BCE: Nous soutenons la légalité internationale. La Ligue Arabe en a fait autant.

Marianne: Oui mais la Ligue Arabe a l’air de se rétracter.

BCE: L’actuel secrétaire de la Ligue Arabe est candidat aux prochaines élections présidentielles en Égypte, ils ne faut pas l’oublier. Si le monde était bien fait, ces opérations en Libye auraient dû être conduites par la Ligue Arabe. Regardez, aucun État arabe n’a bougé.

Marianne: Vous non plus, la Tunisie non plus.

BCE: Attention, pour nous la Libye ce n’est pas l’étranger, c’est une affaire intérieure. Les mêmes familles vivent des deux côtés de la frontière. Presque chaque ville de Tunisie possède son quartier tripolitain. Nous avons reçu plus de 160.000 réfugiés en quelques semaines. Nous n’avons pas crié à l’invasion. Nous leur avons porté secours dans la limite de nos moyens. Les habitants des régions frontalières les ont reçus chez eux. On ne nous a pas signalé de mécontentement local.

Vous, en France, quand dans un moment de crise, 5.000 Tunisiens débarquent à Lampedusa, très, très loin de votre territoire, vous y voyez un cataclysme. Marine le Pen court à Lampedusa. Il vaut mieux rester calme. Ce sont des drames humains accidentels qui ne tirent pas à conséquence irrémédiable. On fait avec. Vous réalisez : 160.000 immigrés survenant soudainement chez nous, toute proportion gardée, c’est l’équivalent d’un million d’immigrés en France en quelques jours. Je n’ose même pas imaginer la panique. Je ne donne de leçon à personne mais je crois que la démocratie consiste justement à régler sans heurt les problèmes qui surgissent naturellement dans une société. A propos de cette vague d’immigration, j’ai entendu des voix nous féliciter, « Vous êtes des héros », m’a-t-on dit. J’ai répondu, merci mais les héros sont fatigués, tout cela coûte cher et nous sommes un petit pays en difficulté économique. Aidez nous un peu en attendant que la Libye entre dans une ère de stabilité.

Marianne: Comment voyez-vous les choses évoluer en Libye ? Pourquoi n’intervenez-vous pas ?

BCE: Je suis un disciple de Bourguiba. Il disait souvent : « il ne faut pas insulter l’avenir ». Ce que je retiens de la crise libyenne et ce qui m’accable, ce sont les massacres. Un gouvernement, une armée tire sur son peuple comme on ne le ferait pas contre un peuple ennemi. Nul n’a plus le droit de tuer son peuple. Cela doit cesser. Il faut une solution claire et nette. Un État, un gouvernement, l’ordre public.

Marianne: En démocratie ?

BCE: L’histoire obéit à des cycles. Le temps des colonisations, les vagues de décolonisation, la phase des dictatures. Cette page des dictatures est tournée. En Tunisie comme partout ailleurs, nous sommes heureusement entrés dans l’ère de la liberté, l’ère de la démocratie. Nous avons donné le départ, d’autres ont suivi. D’autres encore sont pour l’instant sur le bord de la route. Tous seront touchés, d’une manière ou d’une autre. Une époque historique est révolue. Ceux qui ne le voient pas le paieront très cher.

Marianne: Mais ni vous, ni moi, ni qui que ce soit d’autre n’avait prévu ce bouleversement.

BCE: Je ne l’avais pas prévu parce que je connais l’histoire. Or, il n’existe aucun précédent à ce phénomène. Ni les révolutions de 1848 en Europe, ni la chute du communisme. Je ne l’avais pas prévu mais j’étais depuis longtemps persuadé que la marmite bouillait et que le couvercle sauterait. Comment ? Quand ? Seuls les événements pouvaient le dire. Ils l’ont dit.

Marianne: La fuite de Ben Ali vous a-t-elle surpris ?

BCE: Oh, non ! Je connaissais un peu le bonhomme. Inculte et lâche. Trop corrompu pour s’intéresser à autre chose qu’à sa fortune. Les hommes d’argent n’ont souvent pas d’autre cause que l’argent.

Marianne: Avec toutes ces secousses, l’ordre public en Tunisie fait parfois défaut, non ? Vous contrôlez insuffisamment votre police, non ?

BCE: Vous savez, la sécurité je sais un peu de quoi il en retourne. Longtemps ministre de l’intérieur, j’y ai passé dix ans de ma carrière. L’autorité en régime de liberté n’est plus ce qu’elle était en dictature. Tout ce que tu dis est vrai mais tout entre dans l’ordre lentement. N’est ce pas Valéry qui disait « L’ordre pèse toujours sur l’individu, le désordre lui fait désirer la police ou la mort » ? Les Tunisiens me font confiance. Dès que j’ai pris mes fonctions, les manifestants ont évacué paisiblement la place du gouvernement. Les actes de délinquance se font plus rares, vous l’avez vous-même observé. Mais la confiance est chose fragile. On la perd aussi vite qu’on l’a gagné. Nous donnons aujourd’hui la priorité aux zones sud-est, la Dorsale d’où est partie la révolution et qui ont été amplement délaissées jusque là. N’est-il pas dit « les derniers seront les premiers » ? Nous préparons les premières élections libres. L’assemblée constituante désignera un président et un nouveau gouvernement s’en suivra.

Marianne: Vous ne craignez pas que les élections révèlent un pays plus proche de l’islamisme qu’on ne le croit ? Que la démocratie ne ressemble pas aux démocrates ?

BCE: On n’autorisera pas ceux qui veulent se prévaloir de la liberté pour écraser la liberté.

Propos recueillis par Guy Sitbon

Source : www.marianne2.fr

Libye

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Libye : La crise est elle un eclatement des alliances tribales ou une aspiration democratique ?

mars 20, 2011 par  
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Le point de vue de l’historien francais Bernard Lugan sur la crise libyenne.

Personne ne regrettera le satrape libyen responsable de multiples attentats, de nombreux crimes et de la déstabilisation de régions entières de l’Afrique. Ceci étant, laissons l’émotionnel aux amateurs de superficiel et les pamoisons aux journalistes, pour ne nous intéresser qu’au réel. La fin de Kadhafi qui risque d’avoir des conséquences dont nous sommes loin de mesurer l’ampleur est en effet moins une aspiration démocratique populaire que la manifestation de l’éclatement de l’alchimie tribale sur laquelle reposait son pouvoir.

A la différence de la Tunisie ou de l’Egypte, la Libye dont plus de 90% du territoire est désertique, n’est en effet pas un Etat, mais un conglomérat de plus de 150 tribus divisées en sous tribus et en clans. Ces ensembles ont des alliances traditionnelles et mouvantes au sein des trois régions composant le pays, à savoir la Tripolitaine avec la ville de Tripoli qui regarde vers Tunis, la Cyrénaïque dont la capitale est Benghazi et qui est tournée vers Le Caire et le Fezzan dont la principale ville est Sebba et qui plonge vers le bassin du Tchad et la boucle du Niger.

De l’indépendance de la Libye en 1951 jusqu’au coup d’Etat qui porta le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969, la Libye fut une monarchie dirigée par les tribus de Cyrénaïque. Membre d’une petite tribu chamelière bédouine, le colonel Kadhafi fut porté au pouvoir par une junte militaire multi tribale mais dans laquelle dominaient les deux principales tribus de Libye, celle des Warfallah de Cyrénaïque et celle des Meghara de Tripolitaine.

La plupart des tribus de Cyrénaïque demeurant attachées à la monarchie, le colonel Kadhafi réussit un grand coup politique en épousant une fille du clan des Firkeche membre de la tribu royale des Barasa, ce qui lui assura le ralliement de la Cyrénaïque rebelle.

Or, aujourd’hui, c’est tout son système d’alliance avec la Cyrénaïque qui a volé en éclats. La date clé du délitement tribal du système Kadhafi est 1993 quand un coup d’Etat des Warfallah fut noyé dans le sang. Les haines furent ensuite tues tant la terreur imposée par le régime fut forte, mais les tribus de Cyrénaïque n’attendaient qu’une occasion pour se révolter et elle se présenta durant le mois de février 2011. Elles s’emparèrent alors de la région et arborèrent le drapeau de l’ancienne monarchie.

Drapeau du Royaume de Libye.

Drapeau du Royaume de Libye.

Kadhafi avait certes perdu la Cyrénaïque, comme les Turcs et les Italiens avant lui, mais il lui restait la Tripolitaine et le Fezzan. Dans ces deux régions, le régime avait également constitué de subtiles alliances tribales. Au moment où ces lignes sont écrites, à savoir le 27 février 2011, certaines tribus ont ainsi quitté le camp Kadhafi, mais les grandes solidarités demeurent, même si elles sont chancelantes.

A court terme, le principal danger qui menace le colonel Kadhafi n’est pas la Cyrénaïque séparée par plus de 1000 km de désert de la ville de Tripoli ; ce n’est pas non plus la surréaliste armée libyenne et encore moins les volontaires que l’on voit parader dans les rues de Benghazi ou de Tobrouk.

Tout est en effet suspendu au choix que vont faire les chefs de la tribu guerrière des Megahra qui domine en Tripolitaine. Longtemps alliée à celle de Kadhafi, les Khadîdja, elle donna un temps le numéro 2 du régime en la personne du commandant Abdeslam Jalloud avant sa disgrâce de 1993 quand il fut suspecté d’avoir noué des liens avec les putschistes warfallah.

Si les Megahra demeurent loyaux ou même neutres, Kadhafi se maintiendra un temps encore au pouvoir sur une partie du pays. Dans le cas contraire, il se trouvera alors véritablement en difficulté et contraint de se replier sur sa seule tribu laquelle n’est forte que de 150 000 membres.

Si les Meghara abandonnaient Kadhafi, cela voudrait dire qu’ils ont l’intention de s’emparer du pouvoir et la Libye serait coupée en deux, la Tripolitaine et la Cyrénaïque se trouvant dominées par les alliances tribales constituées autour des Warfallah et des Meghara. La question qui se poserait alors serait celle de la survie de l’Etat libyen.

Ces deux ensembles se combattront-ils ou bien se partageront-ils le pouvoir dans un cadre fédéral ou confédéral ?

Nous l’ignorons, mais le danger est de voir apparaître une situation de guerres tribales et claniques comme en Somalie. Elles pourraient être suivies d’un éclatement en plusieurs régions, ce qui ouvrirait un espace inespéré pour Aqmi qui prospérerait au milieu du chaos avec en plus, dans le sud du pays, une dissidence toubou qui aurait des répercussions au Tchad, et des initiatives touareg auxquelles pourraient s’adosser l’irrédentisme touareg du Mali et du Niger ; sans parler, naturellement des conséquences pétrolières qu’aurait un tel conflit.

Bernard Lugan, né le 10 mai 1946 à Meknès (Maroc), est un historien français spécialiste de l’Afrique. Il est maître de conférences hors classe à l’Université de Lyon III

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Carte (en anglais) présentant les diverses tribus et ethnies de Libye

Carte (en anglais) présentant les diverses tribus et ethnies de Libye

Les 3 tribus dont dépend l’avenir de la Libye :

(source: echoroukonline.com)

  • Warfala avec la révolution.
  • Kadhafa avec le « Guide »
  • Makarha le joker

La tribu Warfala

La tribu Warfala, est la plus importante de la Libye en matière de nombre et répartition géographique. En effet, elle compte environ un million d’habitants. Les membres de cette tribu sont unis pars des liens sociaux très solides. La tribu vit à l’est de la Libye où se trouve la ville de Benghazi, qui est un centre d’exportation de gaz et de pétrole très important. Cette ville a subi ces six derniers jours les pires des violences. L’alliance de cette tribu avec la révolution de 1969 a préparé le terrain à ces membres pour s’infiltrer dans les institutions étatiques et détenir ainsi des postes politiques et militaires très importants. La tribu Warfala s’est déjà révoltée contre Mouammar Kadhafi. Avec l’aide de ces membres qui occupaient des postes stratégiques au sein de l’armée. Elle a mené une opération militaire contre le « Guide » qui s’est soldée par l’échec, et ce après l’assassinat de Hacen Ichkal qui était un des dirigeants les plus influents de cette importante tribu. Les officiers militaires qui y font partie ont été arrêtés et emprisonnés, certains d’entre eux ont été tués. Cette principale tribu libyenne, Al-Warfala, qui regroupe près d’un million de personnes, a été la première à apporter son soutien à la contestation. C’est un très mauvais signe pour le régime de Kadhafi. Et le pouvoir l’a très bien compris.

La tribu Kadhafa

C’est la tribu qui a la mainmise sur le régime libyen. Mouammar Kadhafi appartient à cette tribu. Cette dernière se concentre notamment dans la région de Sabha au centre de la Libye. Elle comprend plus de 126 000 habitants. Elle est la tribu la plus armée dans le pays. Le numéro un libyen, Kadhafi compte beaucoup sur les fils de sa tribu pour défendre son régime contre les tentatives de coup d’état. Il a même dissous l’armée qui était appelé à l’époque « Echaab el Moussalah » (peuple armé) qui a mené contre lui la première tentative de coup d’état. En revanche, Kadhafi a renforcé les milices et les forces de sécurité spéciales dirigées par ses fils et les membres de sa tribu. C’est d’eux que parlait le fils du « Guide », Seïf el Islam Kadhafi lorsqu’il parlait de dizaines de milliers de Libyens qui se dirigent vers Tripoli pour défendre leur leader ».

La tribu Makarha

Elle est la troisième importante tribu en Libye. Elle est concentrée dans la région ouest du pays. Elle est dirigée par Abdeslam Djaloud, qui était dans le passé le deuxième homme dans le régime de Kadhafi avant qu’il ne soit écarté en 1993. Cette tribu est également parmi les plus armées en Libye. En dépit qu’elle soit alliée à Mouammar Kadhafi, certains observateurs prévoient qu’elle rejoindrait la révolte à tout moment. En plus de ces trois grandes tribus, il y a d’autres moins importantes, moins armées et qui comptent moins de membres.

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Libye : Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution en faveur du recours à la force

mars 18, 2011 par  
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Feu vert de l’ONU au recours à la force en LIbye pour stopper Kadhafi.

La résolution adoptée ce jeudi 17 mars par le Conseil de l’ONU autorise « toutes les mesures nécessaires » pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l’armée libyenne. Le texte a été adopté par 10 voix sur les 15 membres du Conseil de sécurité. La Chine et la Russie se sont abstenues mais n’ont pas utilisé leur veto pour bloquer le texte.

Alors que Mouammar Kadhafi a annoncé un assaut contre la ville de Benghazi, fief des rebelles, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, a averti qu’il n’y avait plus beaucoup de temps pour intervenir. « C’est peut-être une question d’heures », a-t-il lancé.

La France avait auparavant annoncé des frappes aériennes dès l’adoption de la résolution.

Une révolte sans précédent contre le régime de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis près de 42 ans, a éclaté à la mi-février dans le pays.

Après avoir repris plusieurs villes de l’Est aux insurgés ces derniers jours, les forces loyales au colonel Kadhafi sont « aux portes » de Benghazi, avait indiqué plus tôt la télévision officielle.

Dans un message sonore adressé aux habitants de Benghazi et retransmis par la télévision libyenne, le colonel kadhafi a annoncé jeudi une offensive « dès ce soir » contre Benghazi, fief des insurgés.

« La décision a été prise. Préparez-vous, nous arrivons dès ce soir », a déclaré le leader libyen. « Il faut en finir avec cette mascarade », a t-il dit.

La joie à Benghazi après l’annonce de la décision de l’ONU

Dans un discours sur al-Jamahiriya TV, la télévision libyenne, Mouammar Kadhafi avait avertit la France si elle intervenait:

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1855526197527&oid=56890093641&comments

kadhafi

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