Deux morts dans l’incendie d’un poste de police à Sidi Bouzid #sidibouzid #Tunisie

février 5, 2011 par  
Classé dans Actualités nationales

Deux hommes ont péri dans l’incendie d’un poste de police dans la nuit de vendredi à samedi à Sidi Bouzid, berceau de la révolte populaire qui a conduit à la chute du président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali, a annoncé samedi l’agence gouvernementale TAP.

Les deux hommes décédés, âgés d’une quarantaine d’années, avaient été arrêtés vendredi matin pour « ébriété, détention d’armes blanches et désobéissance parentale ». Adel Hammammi et Ridha Bakkari se trouvaient en garde à vue dans une cellule du poste de police au moment où le feu s’est déclaré.

Le premier tentait de « semer l’anarchie » et le deuxième faisait l’objet d’une plainte déposée par son père qui l’accusait de l’avoir agressé, a déclaré un avocat au micro de Mosaïque FM. Le procureur de la République et le juge d’instruction en charge de l’affaire se sont rendus samedi matin sur les lieux et ont ordonné une autopsie des deux corps, a précisé l’avocat.

Aussitôt après le drame, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de Sidi Bouzid pour exprimer leur colère.

Intervenant sur le plateau de la chaîne privée Nessma, le ministre tunisien de l’Intérieur Farhat Rajhi n’a pas exclu que l’incendie soit l’oeuvre de « personnes infiltrées », en allusion au clan de Ben Ali et aux partisans de son Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).

Interrogé par l’Associated Press, le président du comité de soutien aux populations de Sidi Bouzid, Attia Athmouni a accusé des « parties appartenant au RCD de vouloir porter atteinte aux acquis de la révolution en perpétrant des actes de désordre ». Selon lui, le calme est revenu samedi après « une manifestation pacifique au cours de laquelle les habitants ont dénoncé ces pratiques ». AP

Source: nouvelobs.com

La colère à Kasserine qui réclame les dividendes de la démocratie #Sidibouzid

février 4, 2011 par  
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Pauvre sous la dictature, pauvre en démocratie, Kasserine a payé le prix du sang pour faire tomber Ben Ali. Mais aujourd’hui cette ville misérable du centre de la Tunisie gronde et veut toucher les dividendes de « sa » révolution.

A près de 300 km au sud-ouest de Tunis, Kasserine, une cité grise de 100.000 habitants, porte encore les stigmates de la répression de janvier qui a fait plusieurs dizaines de morts.

Ici des impacts de balles ont fait éclater la pierre, là des murs sont noircis, a constaté un journaliste de l’AFP.

Comme un peu partout dans le pays, l’activité reprend timidement, mais au centre-ville les rues sont encore jonchées de débris divers, et on ne ramasse pas les ordures.

« Beaucoup de sang a été versé dans notre région. Les manifestants pour la liberté et la dignité ont été sauvagement réprimés, mais nous ne voyons rien venir. Les politiciens à Tunis ont confisqué notre révolution »,

s’emporte Mohamed Abdel Moëz Gharsallah, un jeune lycéen de 16 ans.

Selon des sources hospitalières concordantes, 25 manifestants, essentiellement des jeunes, ont été tués dans la ville durant le soulèvement contre le régime, la plupart par des tirs de « snipers ».

Dans la cité Ezzouhour, un quartier surpeuplé de la ville particulièrement visé par les sbires du régime en janvier, des jeunes mettaient jeudi la dernière main à un « monument aux martyrs ». Il y a de l’émotion et de la colère.

« On l’a payé de notre poche avec une collecte de un dinar par habitant et voilà! On n’attend rien du nouveau gouvernement », maugrée Tarek, un maçon de 25 ans.

« Il nous manque juste les noms de onze martyrs pour le terminer. Hier on a hissé le drapeau (tunisien) et en signe de réconciliation, il y avait des policiers », poursuit Tarek.

Des policiers qui, sur la pointe des pieds, ont refait surface sur l’artère principale de Kasserine, l’avenue Habib Bourguiba, après une éclipse de plusieurs jours. Ils sont désormais en patrouilles mixtes avec des militaires et s’essayent à fraterniser avec les passants.

« Je fais partie du peuple et je partage aussi bien sa joie que sa douleur, plus rien ne m’interdit de dire ce que je ressens », lance l’un d’eux, Salah Harhouri.

Ici, on veut la voir cette démocratie, mais avec du sonnant et trébuchant:

« Kasserine doit avoir sa place dans le nouvel Etat démocratique ou alors la colère des habitants risque d’être ravivée »,

avertit Mohamed Rhimi, un avocat qui anime un « comité de défense de la révolution ».

« Il n’y a pas de travail ici et quand on va à Tunis, les gens là-bas ne nous aiment pas. Pour faire vivre nos familles, il nous reste la contrebande avec l’Algérie », quelques dizaines de kilomètres à l’ouest, désespère Abdelaziz, la trentaine.

La région pourrait pourtant être plus prospère, « le tout c’est de s’en donner la peine », assure un médecin. « On est riche en eau douce, le sous-sol recèle des minerais, et les compétences existent. Le problème, c’est que depuis plusieurs décennies la région a purement et simplement été marginalisée, abandonnée », dit-il.

Il y a quelques jours, nouvelle peur sur la ville, avec des pillages et saccages, notamment à la sous-préfecture où traînent encore par terre des dossiers éventrés, des milliers de papiers, du mobilier cassé.

Beaucoup d’habitants y ont vu l’ombre et la main du RCD, le Rassemblement constitutionnel démocratique du président déchu.

Mohamed Rhimi dit craindre « un retour des affidés » de l’ancien régime car, pour lui, pas de doute: ces pillages sont l’oeuvre de « malfaiteurs » payés par les « bénalistes ». Il affirme avoir été lui-même menacé par un de ces hommes de main du parti.

Le souffle économique de la démocratie n’est peut-être pas encore arrivé jusqu’à Kasserine, mais l’avocat a pu déposer une plainte en justice.

Source: AFP / Hassen JOUINI

Habitans de Kasserine lors des manifestations en Decembre 2010 et Janvier 2011 (source photo leparisien.fr)

Une place ou une rue Mohamed Bouazizi bientôt à Paris ? #Sidibouzid

février 3, 2011 par  
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Cette proposition sera soumis au vote du prochain Conseil de Paris (prévu semaine prochaine), (source tunisiensdumonde.com) la proposition de donner le nom de Mohamed Bouazizi à une place ou une rue de Paris. Cette proposition aurait déjà reçu le soutien du Maire PS (Parti Socialiste) Bertrand Delanoë (natif de Bizerte) et du groupe des « Verts ». Ces deux partis étant majoritaires au Conseil de Paris, sauf revirement, ce vote devrait  être une simple formalité.

Rappelons qu’en décembre 2003, le Conseil de Paris sous l’initiative de Bertrand Delanoë, avait déjà décidé de rendre un hommage permanent au feu Président Habib Bourguiba, en donnant son nom à l’esplanade située sur le quai d’Orsay, dans le 7eme arrondissement  (là même où se sont déroulés les derniers Championnats de France de Chkobba)

Mr Delanoë, dont on sait en privé qu’il est très ému par le courage du peuple tunisien, devrait se rendre en Tunisie dans les prochains jours.  A cette  occasion, il devrait annoncer un certain nombre d’aides et d’actions de coopération entre ses deux pays de cœur. Nous savons qu’une équipe de la Mairie de Paris est en contact permanent avec Tunis et se tient régulièrement  informé des besoins d’urgence de la population tunisienne.

Source: tunisiensdumonde.com

Mohamed Bouazizi

Mohamed Bouazizi

Mohamed Bouazizi, né le 29 mars 1984 et mort le 4 janvier 2011, est un vendeur ambulant tunisien dont la tentative de suicide par immolation le 17 décembre 2010, qui conduit à son décès deux semaines plus tard, est à l’origine des émeutes qui concourent au déclenchement de la révolution tunisienne évinçant le président Zine el-Abidine Ben Ali du pouvoir, et sans doute par extension aux protestations dans d’autres pays arabes.

1 milliard de PAP pour la Tunisie

février 2, 2011 par  
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Le web francais se mobilise pour la Tunisie.

Initiée par Patrick Robin, dirigeant d’un fameux magazine de shopping en ligne féminin, l’opération “1 milliard de PAP pour la Tunisie” appelle depuis quelques jours à la solidarité des grands acteurs de la Net économie française pour aider le tourisme tunisien à redémarrer rapidement.

Ils sont incités à offrir des PAP, pages avec publicité, à l’office du tourisme tunisien pour promouvoir dès que possible le tourisme dans le pays via un groupe Facebook:

“Merci à tous les éditeurs, mais aussi aux emailers, agences, régies de se manifester sur ce groupe en proposant leurs espaces, leurs services… l’objectif atteindre très vite pour la France : 1 Mds de PAP”

Près de 100 M de promesses de pages sont déjà récoltées de la part de sites comme Meetic, 24H00, Easy Voyage, Oogolo, Aujourd’hui, Free, Ecotour, Au Féminin, Webedia, CarriereOnline, Jechange, Planet.fr, Senior Planet, Affilinet, Wipub/Affility, Badiliz/Maison-Facile, Rentabiliweb…

Les éditeurs, emailers, agences, régies qui souhaitent apporter leur soutien peuvent se manifester sur un groupe Facebook nommé “1 milliard de PAP pour la Tunisie” et proposer leurs espaces et leurs services… l’objectif est atteindre très vite pour la France : 1 Mds de PAP.

Acceder au groupe Facebook en cliquant ici

Amical Algérie Tunisie annulé

février 1, 2011 par  
Classé dans Actualités Sport

Prévu le 9 février à Annaba, le match amical entre l’Algérie et la Tunisie a été reporté en raison de «l’indisponibilité de stades» pouvant accueillir cette rencontre. «Devant l’impossibilité d’organiser le match amical international, prévu entre notre équipe nationale et son homologue tunisienne à cause de l’indisponibilité des deux seuls stades susceptibles d’accueillir cette rencontre (5 juillet 1962 à Alger et 19 mai 1956 à Annaba), les fédérations algérienne et tunisienne de football (…) ont décidé d’un commun accord le report de ce match à une date ultérieure», a indiqué la Fédération algérienne. (AFP)

Initialement programmée à Alger, au stade du 5 juillet 1962, la rencontre avait été délocalisée à Annaba en raison d’un problème d’électricité empêchant ce choc maghrébin de se dérouler en nocturne. Mais à Annaba, c’est l’état désastreux de la pelouse du stade du 19 mai 1956 qui poserait problème. Certaines sources évoquent cependant un désistement de la Fédération Tunisienne (FTF), qui tenait à ce que le match se dispute à Alger. Il n’existe en effet pas de liaison aérienne directe entre Tunis et Annaba, et la FTF n’aurait pas souhaité que l’équipe d’Amar Souayah voyage entre les deux villes par la route. L’Algérie pourrait étudier la possibilité d’affronter un autre adversaire. (lequipe.fr)

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